La Fed pas pressée de relever les taux, malgré les craintes d’inflation

AWP

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La gouverneure Lael Brainard s’attend à ce que l’inflation, qui inquiète les marchés et certains économistes, ne soit que temporaire.

La Banque centrale américaine (Fed) n’a pas l’intention de resserrer sa politique monétaire de sitôt, a déclaré mardi l’une de ses gouverneurs, Lael Brainard, qui s’attend à ce que l’inflation, qui inquiète les marchés et certains économistes, ne soit que temporaire.

«Nous devrons être patients pour atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés», a indiqué Lael Brainard lors d’une conférence virtuelle organisée par le Council on Foreign Relations.

«Nous nous sommes engagés à maintenir notre politique (...) jusqu’à ce que, non seulement, l’inflation ait atteint 2% (objectif d’inflation annuel, NDLR), mais aussi qu’elle soit en voie de dépasser modérément les 2% pendant un moment», a-t-elle détaillé.

La gouverneure de la Fed s’adressait ainsi aux nombreux observateurs, notamment sur les marchés, qui pensent que la Fed relèvera plus tôt que prévu ses taux d’intérêt au jour le jour - qui sont de 0 à 0,25% - pour faire face à l’inflation attendue à partir du printemps.

«Une hausse temporaire de l’inflation semble plus probable qu’un changement durable» de tendance, a tempéré Lael Brainard.

«Même lorsque la situation économique justifiera une hausse (des taux), les changements devront être graduels», a-t-elle martelé.

Elle a également précisé que «les achats d’actifs devraient rester au moins au rythme actuel jusqu’à ce que des progrès substantiels aient été réalisés pour atteindre nos objectifs».

Et si l’inflation devait être trop forte et trop durable, «je n’hésiterai pas à agir et je pense que nous avons les outils» pour y faire face, a-t-elle assuré, comme l’avait fait récemment le président de l’institution, Jerome Powell.

La politique monétaire mise en oeuvre par la Fed doit permettre d’atteindre le quasi-plein emploi et une inflation d’environ 2%.

Mais l’inflation devrait être forte dès le printemps, portée par les aides publiques, la reprise de l’activité économique liée aux vaccinations en cours, mais aussi à cause de la comparaison avec mars et avril 2020, lorsque les prix avaient reculé.

La Fed avait indiqué en août que pour atteindre son objectif d’inflation, elle pourrait tolérer une hausse des prix supérieure à 2% pendant quelque temps, sans pour autant relever immédiatement ses taux d’intérêt. Cela pourrait en effet avoir un effet négatif sur l’emploi, en ralentissant la consommation et donc l’économie.

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