Le bénéfice net de Lloyds Banking Group s’effrite au premier semestre

AWP

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Entre le 1er janvier et le 30 juin, Lloyds a dégagé un bénéfice net de 2,193 milliards de livres (2,4 milliards d’euros).

Le groupe bancaire britannique Lloyds Banking Group a vu son bénéfice net légèrement diminuer de 4% au premier semestre, du fait de nouvelles provisions dues à un scandale d’assurance crédit, même si son activité est restée globalement solide.

Entre le 1er janvier et le 30 juin, Lloyds a dégagé un bénéfice net de 2,193 milliards de livres (2,644 milliards de francs), a-t-il expliqué mercredi dans un communiqué. Ce bénéfice a été réduit par l’enregistrement d’une provision de 550 millions de livres, pour le seul deuxième trimestre, afin de compenser les dommages d’un vaste scandale de vente forcée d’assurance crédit (PPI) au Royaume-Uni. Pour l’ensemble des six mois, la banque y a provisionné 650 millions de livres.

Les principales banques britanniques ont été touchées par ce scandale qui remonte aux années 1990, mais Lloyds est de loin celle qui a dû provisionner le plus de fonds pour financer des versements des dommages et intérêts et des amendes. Le groupe bancaire a dû provisionner un peu plus de 20 milliards de livres depuis le début de cette affaire soit environ la moitié du total versée par l’ensemble des banques britanniques.

Les assurances PPI étaient destinées à soutenir les emprunteurs qui se retrouveraient dans l’incapacité de rembourser un prêt ou de faire face aux échéances liées à leur carte de crédit. Mais après une phase de souscription massive, il est apparu que certaines de ces assurances avaient été vendues sans que les clients en soient informés et que ces couvertures ne fonctionnaient pas toujours comme prévu lorsque les souscripteurs en avaient besoin.

Les clients des PPI qui s’estiment floués ont jusqu’au mois d’août pour demander une compensation, aussi Lloyds a-t-il constaté récemment «une forte hausse des demandes d’information» sur le sujet, ce qui l’incite à provisionner davantage de fonds.

Investissement numérique

A part ce scandale, la banque a néanmoins réussi à maintenir peu ou prou son activité malgré «les incertitudes considérables entourant les conséquences économiques du départ britannique prévu de l’Union européenne».

Elle a souligné que l’économie restait «solide, bien que l’incertitude pèse sur la confiance des entreprises».

Son produit net bancaire a été quasi stable (-2% à 8,8 milliards de livres), tout comme ses dépenses opérationnelles (+3% à 3,9 milliards). In fine son bénéfice ajusté, considéré comme un indicateur fiable de la santé de la banque par les analystes, s’est quasiment maintenu au même niveau (-1% à 4,194 milliards de livres).

Par activité, sa banque de détail envers les particuliers et les entreprises a vu son bénéfice ajusté s’effriter de 7% et sa banque d’investissement a déploré une baisse de 16% de ce bénéfice du fait d’une grande prudence des clients sur le marché. Son activité de gestion d’actifs et de pensions de retraite a tiré son épingle du jeu, avec une hausse de 41% de son bénéfice ajusté.

Le groupe a souligné avoir déjà investi 1,5 milliard de livres dans le cadre de son plan stratégique lancé l’année dernière pour doper sa présence numérique. Il affirme être la «principale banque numérique» du Royaume-Uni, avec 16 millions de clients actifs en ligne sur ses plateformes.

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