La Bourse de Séoul a finalement terminé en baisse jeudi après un bond en séance, tiraillée entre regain d’optimisme et prudence après deux jours de plongeon, digérant des résultats de Samsung portés par l’IA, tandis que la reprise des frappes américaines en Iran soutient le pétrole.
Séoul souffle
L’indice phare de la place sud-coréenne, le Kospi, a clôturé en léger repli de 1,23% à 5593 points, après avoir gagné plus de 5% dans les échanges de la matinée, puis de se stabiliser.
L’indice avait dégringolé mardi et mercredi, après avoir atteint un plus haut le mois dernier, plombé par les inquiétudes au sujet d’un engouement excessif pour l’intelligence artificielle (IA), alors que le secteur a englouti d’énormes sommes d’argent sur fond de percée technologique redoutée pour la concurrence chinoise
Un regain d’optimisme s’est manifesté jeudi avec les résultats du géant sud-coréen Samsung Electronics. Il a annoncé avoir multiplié par 19 son bénéfice d’exploitation trimestriel sur un an, porté par la forte demande en puces mémoire nécessaires à l’IA. Son chiffre d’affaires a connu une hausse de 130% sur un an, et son bénéfice net de quelque 1.300%.
Des résultats conformes aux attentes d’après l’agence de presse sud-coréenne Yonhap. Mais l’action Samsung, qui avait plongé mardi et mercredi, a finalement terminé en petite baisse de 0,72%, après avoir fortement grimpé en cours de séance.
A la Bourse de Tokyo, également agitée par la tech ces dernières semaines, l’indice Nikkei a terminé en hausse de 0,71% à 61’867,43 points.
Cette évolution favorable intervient après que Microsoft a affiché mercredi des résultats trimestriels supérieurs aux attentes, tirés par l’informatique à distance («cloud») et l’IA.
La Bourse de Taipei a cédé 0,26%. Et le Hang Seng hongkongais gagnait 0,27% vers 06H30 GMT.
Le pétrole ferme
Des frappes américaines en Iran menées jeudi en représailles à des attaques iraniennes contre les forces américaines basées au Moyen-Orient faisaient encore monter le pétrole.
Auparavant, plusieurs jours d’accalmie avaient fait espérer une issue au conflit, initié fin février par les Etats-Unis et Israël, qui a entraîné le blocage du très stratégique détroit d’Ormuz.
Vers 8h30, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, gagnait 2,62% à 93,21 dollars. Son équivalent américain, le West Texas Intermediate, progressait de 1,69% à 85,88 dollars le baril.
«On craint que la guerre soit en train de s’étendre», a commenté auprès de l’AFP Andy Lipow, analyste chez Lipow Oil Associates. «Ce qui n’aiderait en rien à rétablir les flux pétroliers» dans la région.
Sur le marché des changes, la monnaie japonaise perdait 0,1% à 163,57 yens pour un dollar, dans un marché attentiste avant une réunion vendredi de la Banque du Japon, et au lendemain d’un statu quo de la Réserve fédérale américaine (Fed).
L’or cédait du terrain (-0,8%) à 4035 dollars l’once.