Marché en Asie: le Brent se maintient à 100 dollars, Bourses minées par la tech

AWP

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A la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei a lâché en clôture 2,73% à 64’611,15 points. A Séoul, l’indice Kospi a terminé sur une dégringolade de 5,72%.

Le cours du baril Brent se maintenait vendredi autour de 100 dollars, après sa flambée de la veille face à l’intensification du conflit au Moyen-Orient, de quoi contribuer au plongeon des Bourses d’Asie, déjà plombées par les valeurs tech.

Le pétrole maintient ses gains

En dépit d’un léger reflux, les cours du pétrole maintenaient vendredi l’essentiel de leurs gains engrangés la veille lors d’une flambée de plus de 6%.

Vers 08H30, le baril de WTI nord-américain cédait 0,82% à 91,43 dollars.

Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, refluait de 0,56% à 100,13 dollars, au-dessus du seuil des 100 dollars franchi jeudi pour la première fois depuis mai.

Les Etats-Unis ont lancé vendredi une nouvelle série de frappes en Iran, tandis que les alliés houthis au Yémen ont ouvert un deuxième front dans le conflit, revendiquant des attaques en mer Rouge.

Les affrontements entre Téhéran et Washington, qui ont repris le 7 juillet, font craindre un blocage durable des exportations d’hydrocarbures puisque le stratégique détroit d’Ormuz est verrouillé par l’Iran et que les Houthis ont annoncé un blocus des navires d’Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut.

«Le second +round+ du conflit militaire sera plus étendu que le premier. Les risques sont considérables, non seulement pour le transport maritime, mais aussi pour les infrastructures énergétiques», estime Bob McNally, de Rapidan Energy Group, cité par Bloomberg.

Les Bourses plongent, tech et pétrole pèsent

Les Bourses asiatiques reculaient de concert, minées à la fois par la récente flambée des prix du pétrole, qui pèse sur des économie très dépendantes de leurs importations d’hydrocarbures, mais également par un nouveau coup de froid sur le secteur technologique.

A la Bourse de Tokyo, l’indice Nikkei a lâché en clôture 2,73% à 64’611,15 points.

A Séoul, l’indice Kospi a terminé sur une dégringolade de 5,72%.

La Bourse de Sydney a abandonné 0,75%, Taipei 2,67%, et l’indice hongkongais Hang Seng cédait 1,39% vers 08H30.

Les résultats des géants américains Alphabet et Tesla ont exacerbé les inquiétudes du marché sur les perspectives de rentabilité associées à l’IA.

Alphabet, la maison mère de Google, a ainsi dévissé de près de 7% à Wall Street malgré un trimestre de forte croissance des revenus tirée par l’informatique à distance (cloud), les investisseurs s’inquiétant plutôt de ses dépenses d’investissement toujours plus massives dans l’IA.

De quoi plomber en Asie les titres liés aux semi-conducteurs, poids lourds de la cote à Tokyo comme à Séoul.

Les champions sud-coréens des puces mémoires Samsung Electronics et SK hynix ont dégringolé tous deux de plus de 7%.

Pour autant, «le contexte général suggère que les craintes concernant le marché des semi-conducteurs sont exagérées: Google, et vraisemblablement les autres géants du cloud, vont accroître leurs investissements d’ici la fin de l’année, dont une part importante sera consacrée aux semi-conducteurs», tempère Kathleen Brooks, analyste de XTB.

Mais le spectre de tensions inflationnistes avivées par la nouvelle envolée du baril de pétrole pèse aussi sur les Bourses, car il exacerbe les perspectives de hausses de taux par les banques centrales, à commencer par la Réserve fédérale américaine (Fed).

Le yen au plus bas depuis 40 ans

La monnaie japonaise se stabilisait vers 08H30 à 163,78 yens pour un dollar, après s’être à nouveau enfoncée la veille à près de 164 yen, son plus bas niveau depuis 1986 face au billet vert.

Elle reste plombée par les écarts de taux entre le Japon et les Etats-Unis, malgré la perspective de resserrements monétaires exprimée par la banque centrale nippone (BoJ).

Le yen pâtit aussi du renforcement des cours du pétrole, libellés en dollars, sur fond de reprise des tensions au Moyen-Orient, alors que le Japon est très dépendant des importations d’hydrocarbures.

La récente accélération de la glissade de la devise attise les spéculations sur une possible intervention à venir des autorités japonaises pour soutenir le yen.

Parallèlement, selon des informations de presse, Tokyo envisage d’encourager les fonds de pension à accroître leurs investissements dans les actifs financiers japonais.

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