Le point sur les marchés des dettes subordonnées – Septembre 2025

Paul Gurzal & Jérémie Boudinet, La Française AM, Crédit Mutuel Asset Management

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L’activité sur le marché primaire a repris de plus belle sur le marché des dettes subordonnées. Le marché des AT1 a connu un mois très actif sur le marché primaire avec pas moins de 10 émissions.

Contexte de marché 

Le mois de septembre a été positif pour les marchés de dettes subordonnées, avec une euphorie marquée sur le marché primaire la première quinzaine. Les marchés ont ralenti en fin de mois, portés par les actions américaines, avec des marges de crédit s’écartant légèrement. Cependant, tous les segments de dettes subordonnées finissent le mois de façon positive avec des $AT1 et €AT1 surperformant les autres segments (+1,20% et +1% respectivement). 

L’activité sur le marché primaire a repris de plus belle sur le marché des dettes subordonnées. Le marché des AT1 a connu un mois très actif sur le marché primaire avec pas moins de 10 émissions. De nombreuses banques sont venues refinancer des émissions, bien en amont de leur date de remboursement, comme Abanca, CaixaBank, Société Générale par exemple. Nous avons aussi eu de nouveaux émetteurs entrant sur le segment avec RCI Banque (la captive de Renault) ou Vanquis. Du côté des assureurs, Sampo et Generali ont fait leur entrée sur le marché des dettes Restricted Tier 1. Du côté des entreprises, Vodafone, Unibail, Danone et EDF ont émis de nouvelles obligations hybrides pour refinancer des obligations à date de remboursement proches. Il convient, tout de même, de noter que dans toutes les transactions récentes, le prix final diffère souvent significativement du prix initial annoncé, les niveaux de juste valeur n'étant pas pleinement respectés. Les émetteurs parviennent à resserrer considérablement leurs prix grâce à la forte demande continue des investisseurs. 

Les fusions et acquisitions restent au cœur de l'actualité.  En Espagne, BBVA a accepté d'améliorer son offre d'achat de Banco Sabadell, représentant environ 10% des termes proposés précédemment. Par ailleurs, Le Conseil d'administration a renoncé à la possibilité d'améliorer encore les conditions et de prolonger la période d'acceptation, qui court jusqu’au 10 octobre. BBVA prévoit un impact limité sur le capital, d'environ -21 pbs à la clôture de la transaction. En Italie, Banca Monte dei Paschi di Siena a finalisé l'acquisition de Mediobanca, obtenant 62,3% du capital de Mediobanca. S&P a mis la note à long terme de Mediobanca sous «surveillance négative», comme l'avait fait Fitch précédemment, car son intégration dans un groupe bancaire présentant une structure comparativement plus fragile et un profil de risque plus élevé, pourrait éroder sa solvabilité. Plus surprenant, au Benelux, Bloomberg a rapporté que KBC serait en phase initiale de discussions en vue d'une éventuelle offre sur ABN Amro. Les deux groupes présentent une taille relativement similaire, avec un actif total d'environ €400mds et une capitalisation boursière d'ABN de €22mds, contre €41mds pour KBC. Cependant, KBC a démenti cette rumeur de rachat potentiel. À notre avis, une telle fusion semble peu probable. Le PDG de KBC a exprimé son intérêt pour l'acquisition d'Ethias, en cas de privatisation de celle-ci. KBC se concentre davantage sur des marchés de taille similaire à celui de la Belgique et privilégie le modèle de bancassurance, ce qui rend une acquisition purement bancaire moins attrayante. De plus, les considérations politiques et l'approbation des principaux actionnaires joueraient un rôle crucial dans toute transaction potentielle impliquant ABN Amro.

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