Suivi d’ING par Bordier

Loïc Bhend, Bordier & Cie

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Les revenus nets d’intérêts progressent de 1% sur un an mais ratent les attentes de 1%, à 3,47 milliards d'euros.

ING a publié au T1 un bénéfice opérationnel de 2 milliards d'euros, stable par rapport à l’an dernier mais 7% supérieur aux attentes. Le résultat net ressort à 1,44 milliard d'euros, également stable et 7% au-dessus des attentes. Les revenus, à 4,66 milliards d'euros, ressortent 4% supérieurs aux attentes, et les dépenses 3% supérieures, à 2,45 milliards d'euros. Mais ces résultats ne sont pas d’une grande qualité, tirés par des éléments peu récurrents et un coût du risque bas.

Les revenus nets d’intérêts progressent de 1% sur un an mais ratent les attentes de 1%, à 3,47 milliards d'euros. Les revenus des commissions baissent de 1% sur un an et ressortent 2% inférieurs aux attentes, à 711 millions d'euros. La marge nette d’intérêts progresse d’un point de base sur un an à 152pb, mais baisse de 3pb séquentiellement.

Le coût du risque, à 209 millions d'euros, s’affiche 13% inférieur aux attentes. La solvabilité (Bâle III) reperd 20pb séquentiellement à 14,5% de CET1, et ressort 20pb inférieure aux attentes, à cause d’ajustements de la méthodologie de calcul des encours pondérés.

A 7,6x les résultats 2020e, ING se traite à une décote de 10% par rapport au secteur. A 0,70x les fonds propres 2020e, le titre affiche une prime de 3% pour un ROE de 9,3%, 11% supérieur au secteur. Le rendement du dividende (7,0%) est 31% supérieur au secteur.

Au final, des résultats un peu décevants, mais vraiment à la marge. La robustesse du modèle ING reste supérieure à la moyenne et sa place dans notre liste Satellites justifiée.

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