ING: bénéfice en hausse grâce à l'afflux de nouveaux clients

AWP

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«Notre volonté d’innover et de proposer une expérience client personnalisée a contribué à une forte performance commerciale», s'est félicité Ralph Hamer, le PDG du groupe.

La banque néerlandaise ING a publié jeudi un bénéfice net en hausse de 4,2% au deuxième trimestre pour s’établir à 1,43 milliard d’euros, grâce à une augmentation de sa base clientèle et de ses activités de prêts.

Le groupe financier a engrangé sur les trois derniers mois 400.000 nouveaux clients particuliers, ce qui porte ce nombre à 38,2 millions, explique-t-il dans un communiqué.

Bancassureur actif à travers le monde avant la crise financière de 2008, ING concentre désormais ses activités principalement sur l’Europe et confirme sa volonté de devenir une plateforme bancaire numérique, mettant l’accent sur l’innovation.

«Nous nous sommes associés à l’assureur français AXA pour créer des produits et services d’assurance personnalisés. Ensemble, nous visons à perturber le marché de l’assurance avec une plateforme numérique qui offrira une assurance complète d’une manière claire et facile», a déclaré le PDG du groupe Ralph Hamers, cité dans le communiqué.

Dans le cadre de sa stratégie «Think Forward», ING prévoit d’investir 800 millions d’euros d’ici 2021 dans le cadre de sa transformation numérique.

«Notre volonté d’innover constamment et de proposer une expérience client personnalisée a contribué à une forte performance commerciale au deuxième trimestre 2018», a poursuivi le PDG du groupe, qui propose un dividende de 0,24 euro par action, un montant égal à celui de l’année dernière à la même période.

Cotée à la Bourse d’Amsterdam, la banque gagnait 0,50% à 13,09 euros vers 09H30 (07H30 GMT) au sein d’un indice AEX en baisse de 0,29% à 571,22 points.

Comme au premier trimestre, la banque a réussi à étoffer sa base clientèle malgré une polémique sur le salaire de M. Hamers.

En mars, la principale banque des Pays-Bas, qui avait été sauvée par des fonds publics au coeur de la crise financière de 2008, avait créé le scandale en annonçant son intention de doubler le salaire de son PDG. Après une levée de boucliers dans l’opinion publique et au sein de la classe politique, ING avait été contraint de renoncer à cette augmentation.

Sur le deuxième trimestre, ING a enregistré une croissance nette de 14,2 milliards d’euros de ses activités de prêts et a profité de faibles coûts du risque. L’afflux net de dépôts des clients s’élève à 5,8 milliards d’euros.

Le groupe, qui emploie 51.000 personnes dans plus de quarante pays, avait annoncé en octobre qu’environ 7.000 postes seraient menacés dans les cinq prochaines années, principalement en Belgique et aux Pays-Bas, en raison d’un programme de réduction des coûts annuels d’environ 900 millions d’euros et en conséquence de la numérisation des banques.

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