Zone euro: légère accélération des crédits au secteur privé en novembre

AWP

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Les crédits aux entreprises non financières et aux ménages de la zone euro, ajustés de certaines opérations strictement financières, ont progressé de 4,7% en novembre sur un an,

La croissance des crédits accordés par les banques de la zone euro au secteur privé a légèrement accéléré en novembre, grâce au rythme élevé des prêts aux entreprises, a indiqué mardi la Banque centrale européenne.

Les crédits aux entreprises non financières et aux ménages de la zone euro, ajustés de certaines opérations strictement financières, ont progressé de 4,7% en novembre sur un an, un dixième de point de mieux qu’en octobre, en continuant de bénéficier de taux historiquement bas.

Dans cet ensemble, la croissance des prêts aux entreprises industrielles et commerciales s’est relevée à 6,9% sur un an en novembre, après 6,8% en octobre et 7,1% en septembre.

Si la BCE a observé quelques signes de durcissement des conditions de prêt lors d’une enquête publiée au troisième trimestre, les mesures de soutien venant des politiques publiques (garanties de prêts) et de la BCE (rachats de dette, prêts géants bon marché aux banques) permettent encore au crédit bancaire de demeurer sur une tendance haussière.

La hausse des prêts aux ménages a elle légèrement ralenti en novembre, à 3,1% après 3,2% en octobre, toujours sur un an.

La pandémie de Covid-19 contribue par ailleurs à la croissance de la masse monétaire, en poussant à une hausse des dépôts bancaires des ménages.

L’augmentation de l’agrégat M3, utilisé par la BCE comme indicateur avancé de l’inflation, a poursuivi son accélération, à 11,0% sur un an, contre 10,5% en octobre et 10,4% en septembre.

Dans un contexte encore très incertain malgré les espoirs suscités par l’arrivée prochaine de vaccins contre le Covid-19, la BCE a décidé en décembre de muscler encore ses interventions.

L’enveloppe du programme de rachats de dette privée et publique (PEPP) a en particulier été gonflée de 500 milliards d’euros supplémentaires, pour être portée à 1850 milliards d’euros, tout en prolongeant le dispositif jusqu’au printemps 2022.

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