Taux de la Fed: le statu quo pourrait durer «un bout de temps», selon Beth Hammack

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«On ressent les effets de l’inflation élevée à chaque fois que nous faisons nos courses», affirme la présidente de la Fed de Cleveland dans un discours devant une association locale de banquiers.

La Réserve fédérale américaine (Fed) pourrait laisser ses taux d’intérêt inchangés «pendant un bout de temps», a déclaré mardi une de ses responsables, pointant l’inflation «toujours trop élevée» aux Etats-Unis.

«On ressent les effets de l’inflation élevée à chaque fois que nous faisons nos courses», a affirmé la présidente de la Fed de Cleveland (Ohio, nord) Beth Hammack, dans un discours devant une association locale de banquiers.

Mme Hammack vote cette année sur les taux directeurs de la Fed.

Elle a ainsi soutenu le retour au statu quo décidé en janvier par la banque centrale américaine, après trois baisses consécutives fin 2025.

«Selon mes prévisions, on (la Fed, NDLR) pourrait rester sur pause pendant un bout de temps», a-t-elle ajouté.

Avant d’envisager une détente supplémentaire, «je veux m’assurer que l’inflation recule vraiment. Il y a un risque que l’inflation reste proche de 3% tout au long de l’année, le niveau qui était déjà le sien les deux années précédentes», a-t-elle regretté.

L’indice d’inflation PCE, privilégié par la Fed pour surveiller les prix, était en progression de 2,8% sur un an en novembre.

Son évolution plus récente ne sera pas connue avant le 20 février en raison des perturbations liées à la longue paralysie budgétaire («shutdown») qu’a connu le pays à l’automne.

L’indice des prix à la consommation (CPI) pour janvier sera de son côté publié en fin de semaine.

Mme Hammack pense que les entreprises sont encore susceptibles d’augmenter leurs prix pour amortir les surcoûts liés aux droits de douane mis en place par le président Donald Trump.

«Un fabricant de matériel agricole basé dans le nord-ouest de l’Ohio nous a dit qu’ils (dans son entreprise, NDLR) commençaient à mesurer pleinement l’impact des droits de douane sur leurs finances et qu’ils se préparaient seulement maintenant à augmenter leurs propres prix de vente», a-t-elle décrit.

Notant que les droits de douane n’étaient pas la seule pression inflationniste à laquelle les entreprises font face, Mme Hammack a aussi cité l’augmentation des coûts d’assurance santé et de l’électricité.

«Pour l’instant, je suis plus préoccupée par le fait que l’inflation reste obstinément élevée» que par le ralentissement du marché de l’emploi, a déclaré de son côté au Texas, dans un plaidoyer distinct, la présidente de la Fed de Dallas Lorie Logan.

Mme Logan vote également sur les taux cette année.

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