La banque britannique Natwest publie vendredi un bénéfice net en hausse de 12% au deuxième trimestre, à 1,6 milliard de livres (1,7 milliard de francs au cours du jour), dans un contexte de taux d’intérêts qui restent élevés, et améliore ses prévisions de résultats annuels.
«La régularité de nos performances, conjuguée à la finalisation de l’acquisition d’Evelyn Partners (l’un des principaux gestionnaires de patrimoine du Royaume-Uni, ndlr) nous donne la confiance nécessaire pour renforcer nos prévisions pour 2026», résume dans un communiqué le directeur général Paul Thwaite.
Le groupe annonce aussi un dividende en hausse au titre des six premiers mois de l’année et envisage d’avancer de six mois le lancement d’un programme de rachat d’actions qui pourrait être confirmé lors de la publication de ses résultats annuels.
Les résultats sont meilleurs qu’anticipé par le marché, et le titre de NatWest s’envolait de plus de 5% à la Bourse de Londres dans la matinée.
Si la Banque d’Angleterre a abaissé son taux directeur à six reprises depuis août 2024, elle ne l’a plus bougé depuis le début de l’année et l’a encore laissé inchangé jeudi, à 3,75% - un niveau qui reste favorable aux banques en soutenant leurs revenus d’intérêts.
L’Etat britannique a vendu l’an dernier ses dernières actions dans le groupe NatWest (ex-Royal Bank of Scotland, RBS) qu’il avait sauvé de la faillite en pleine crise financière, une opération devenue symbole à l’époque des excès de la finance.
Le groupe a entrepris ces dernières années une cure d’amaigrissement et un recentrage sur la banque de détail et auprès des entreprises au Royaume-Uni.
La capacité de NatWest «à surpasser régulièrement les attentes a incontestablement été favorisée par un environnement dans lequel les taux d’intérêt sont restés plus élevés plus longtemps» mais la banque «a également profité de ses propres initiatives stratégiques», selon Russ Mould, analyste chez AJ Bell.
Le groupe a notamment engagé «une forte poussée dans la gestion de patrimoine, conçue pour réduire sa dépendance à des taux d’intérêt fluctuants», une démarche «qui a été renforcée par l’acquisition d’Evelyn Partners», ajoute l’analyste.
Natwest avait annoncé en février l’acquisition du gestionnaire de patrimoine pour une valeur d’entreprise de 2,7 milliards.