Le dollar en nette hausse avant la Fed

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Vers 11h35, le billet vert prend 0,30% à la monnaie unique européenne, à 1,1140 dollar pour un euro, 0,21% à la livre britannique et 0,17% au yen japonais.

Le dollar progressait mardi, le marché misant sur le fait que la Réserve fédérale (Fed) laisse ses taux inchangés mercredi, pour ensuite se diriger vers un nouveau relèvement.

La probabilité d’un statu quo de la banque centrale américaine, qui entame sa réunion de deux jours, avoisine les 90%, d’après l’outil du Chicago Mercantile Exchange, FedWatch. Mais ce même baromètre montre que les investisseurs parient sur une hausse des taux américains en décembre.

Le billet vert bénéficie de l’apaisement des inquiétudes sur l’IA qui pesaient sur les valeurs technologiques -qui se négocient en dollars-, estime Francesco Pesole, d’ING. Elle permet selon lui aux marchés de se focaliser de nouveau sur les anticipations de resserrement monétaire.

Un indice sur la confiance des consommateurs américains en octobre est également attendu plus tard dans la séance. «Des preuves d’une détérioration du moral des ménages pourraient entrer en ligne de compte» dans la réflexion de la Fed, affirme l’analyste.

Vers 11h35, le billet vert prenait 0,30% à la monnaie unique européenne, à 1,1140 dollar pour un euro, 0,21% à la livre britannique et 0,17% au yen japonais.

Les analystes s’attendent aussi à ce que la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque du Japon (BoJ) laissent leurs taux respectifs inchangés cette semaine. Au Brésil, l’incertitude politique semble avoir diminué, le parti du candidat conservateur Flavio Bolsonaro ayant reconnu lundi la réélection surprise du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.

Mais s’il a renoncé à demander l’annulation de l’élection, le fils de l’ancien président condamné pour coup d’Etat Jair Bolsonaro a affirmé qu’il solliciterait de la justice l’invalidation de la candidature de Lula pour «abus de pouvoir» économique et politique. Lundi à l’ouverture, les marchés brésiliens avaient chuté de près de 17%, et le réal dévissé de plus de 11%, avant de se reprendre un peu.

Cette réaction à la victoire inattendue de Lula «traduit d’abord le débouclage brutal de positions», «alors que les marchés avaient largement intégré le scénario inverse», explique John Plassard, de Cité Gestion. Mais la question fondamentale reste selon l’analyste «comment financer les ambitions sociales du président dans un pays dont la dette publique est passée de 71,7% du PIB début 2023 à environ 83% aujourd’hui».

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