La livre est portée mardi par la vitalité plus importante qu’espéré du marché de l’emploi britannique, qui fournit une raison supplémentaire à la Banque d’Angleterre (BoE) pour un rehaussement de ses taux directeurs.
Le taux de chômage au Royaume-Uni a légèrement reculé pendant les trois mois achevés fin août, s’inscrivant à 4,7%, selon des données officielles parues mardi, là où les analystes l’attendaient stable à 4,9%.
Les salaires moyens hors primes ont légèrement augmenté sur cette période de 3,7% en glissement annuel, dépassant là aussi les prévisions.
«Ces données ont renforcé les anticipations de resserrement monétaire de la Banque d’Angleterre et soutiennent quelque peu la livre sterling ce jour-là», relèvent les analystes de Scotiabank.
Vers 18H20 GMT, la devise britannique prenait 0,58% au billet vert, à 1,3382 dollar pour une livre.
Les derniers chiffres de l’emploi «contredisent l’idée selon laquelle le marché du travail se détériorerait rapidement», estime George Vessey, analyste de la plateforme Convera.
«Plus important encore, ils viennent étayer l’opinion selon laquelle l’économie britannique reste plus résistante que beaucoup ne l’avaient prévu, malgré la hausse des prix de l’énergie et le resserrement des conditions financières», ajoute-t-il.
La croissance britannique avait déjà surpris à la hausse en août.
La vigueur de l’économie permet à la banque centrale de lutter plus activement contre les hausses de prix en resserrant les conditions de financement.
Les analystes anticipent assez largement une hausse des taux directeurs lors de la prochaine réunion de l’institution monétaire, début novembre.
L’inflation britannique pour le mois de septembre, attendue mercredi en accélération à 3,4% d’après les analystes sondés par Bloomberg, devrait parachever le tableau.
Des rendements plus élevés renforcent l’attractivité d’une monnaie aux yeux des investisseurs.
«Les marchés continuent d’anticiper une politique monétaire plus restrictive de la part de la BoE que de la plupart de ses homologues, ce qui contribue à renforcer l’attrait de la livre», souligne George Vessey.
Le forint hongrois reculait pour sa part, cédant 0,36% à la monnaie unique européenne, à 364,01 forints pour un euro. La banque centrale du pays a maintenu son taux directeur inchangé pour la deuxième fois consécutive.