Le yen recherché face aux déboires de l’IA, le dollar en petite hausse

AWP/AFP

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Vers 21h10, la devise nippone prend 0,81% face au billet vert, à 156,85 yens pour un dollar.

Le yen avance jeudi, les investisseurs se tournant vers cette valeur refuge pour échapper aux turbulences affectant les actions asiatiques liées à l’intelligence artificielle (IA), tandis que le billet vert monte un peu.

Face aux inquiétudes persistantes concernant l’IA sur les Bourses mondiales, «on observe certains signes d’aversion au risque sur le marché des changes», écrit dans une note Marc Chandler, analyste de Bannockburn Capital Markets.

«Le renforcement du yen durant la nuit (de mercredi à jeudi, NDLR) a coïncidé avec une nouvelle faiblesse des marchés d’actions asiatiques», a souligné Lee Hardman, analyste chez MUFG.

Vers 19H10 GMT, la devise nippone prenait 0,81% face au billet vert, à 156,85 yens pour un dollar.

Les cambistes sont en outre contraints de racheter du yen pour rembourser leurs éventuels emprunts dans cette devise contractés afin d’acheter des actifs plus risqués.

La monnaie japonaise est traditionnellement prisée pour cet usage, appelé «carry trade», en raison des taux bas pratiqués par la Banque du Japon.

L’indice Kospi à Séoul et le Nikkei à Tokyo, marqués par les valeurs technologiques, ont reculé jeudi à la suite d’une salve de résultats mitigés publiés par les géants de Wall Street mercredi, comme Meta et Tesla.

En parallèle, le dollar prenait 0,12% jeudi face à la monnaie unique européenne, à 1,1219 dollar pour un euro, alors que les prix du pétrole ont connu une nouvelle flambée dans la journée face aux craintes d’escalade au Moyen-Orient.

La hausse des prix du brut, libellés en dollars, accroît mécaniquement la demande en billets verts pour acheter des barils.

Le mouvement reste toutefois limité face à «un calendrier économique américain peu chargé», a noté M. Chandler.

Les cambistes adoptent aussi une position attentiste avant la réunion de la banque centrale américaine (Fed) la semaine prochaine.

Les marchés s’attendent à un statu quo sur les taux, mais seront à l’affût de tout commentaire de responsables pouvant les renseigner sur le futur de la politique monétaire.

Côté euro, «les incertitudes géopolitiques persistantes et les défis budgétaires et politiques de la France restent les principaux freins», a estimé Antonio Ruggiero, de la plateforme Convera.

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