L’Italie permet à l’euro de botter le dollar

AWP

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La monnaie européenne remonte au-dessus de la barre de 1,17 dollar vers 21h15.

L’euro se reprenait mardi face au dollar en cours de séance, aidé par un apaisement des tensions politiques en Italie alors qu’une réunion de la banque centrale européenne est attendue la semaine prochaine.

Vers 19H15 GMT (21H15 heure de Paris), la monnaie unique européenne valait 1,1712 dollar, contre 1,1699 dollar lundi à 21H00 GMT.

La devise européenne montait face à la monnaie nippone à 128,55 yens, contre 128,46 yens lundi soir.

Le dollar baissait un peu face à la devise japonaise à 109,76 yens, contre 109,82 yens la veille.

«L’euro a repris de la vigueur en cours de séance face au dollar après la publication d’informations selon lesquelles la Banque centrale européenne pourrait discuter de l’avenir de son programme de rachat de dette dès sa prochaine réunion prévue la semaine prochaine», a indiqué Eric Viloria, de Wells Fargo.

Cette réunion de l’institution, qui achète actuellement chaque mois 30 milliards d’euros de dette souveraine sur les marchés, se tiendra le jeudi 14 juin.

Le programme d’achat de la BCE est supposé se terminer en septembre, ce qui pourrait donner le coup d’envoi à la fin progressive des mesures de soutien à l’économie européenne, à l’instar des taux d’intérêt très bas.

La situation en Italie offrait également un peu de répit aux investisseurs, le nouveau gouvernement populiste de Giuseppe Conte ayant obtenu mardi la confiance au Sénat, à la veille d’un vote similaire à la Chambre des députés.

Un peu plus tôt, le nouveau chef du gouvernement a confirmé devant le Parlement le «contrat de gouvernement» signé entre le M5S (populiste) et la Ligue (extrême-droite).

Il a notamment affirmé que la dette colossale de l’Italie devait être réduite par des politiques favorisant la croissance et l’emploi, et non par des mesures d’austérité.

Il n’a en revanche pas donné de détail sur le financement des mesures prévues, qui pourraient représenter plusieurs dizaines de milliards d’euros.

«Les inquiétudes des investisseurs sont un peu moins graves qu’il y a une semaine», a toutefois admis M. Viloria.

La devise européenne avait été lestée plus tôt en séance par les chiffres de la croissance de l’activité privée en zone euro en mai, à son plus bas niveau depuis un an et demi, d’après le cabinet Markit.

Côté dollar, les investisseurs ont analysé l’indice d’activité dans le secteur des services aux Etats-Unis.

Celui-ci a surpassé les attentes, à 58,6 points en mai, «dopant la confiance dans le fait que les Etats-Unis sont sur les rails pour un second trimestre solide».

Cet indicateur porteur, de même que d’autres indicateurs économiques favorables, soutiennent la stratégie de remontée des taux d’intérêt de la banque centrale américaine (Fed).

Or la prochaine hausse, anticipée lors d’une réunion qui se tient la semaine prochaine, a déjà été «complètement intégrée par les marchés», a observé M. Viloria, d’où l’effet plutôt limité sur le dollar.

Les hausses de taux d’intérêt rendent le dollar plus rémunérateur, et donc plus attractif aux yeux des investisseurs.

Vers 19H15 GMT, l’once d’or valait 1.297,29 dollars, contre 1.292,00 dollars lundi.

La monnaie chinoise a terminé à 6,4061 yuans pour un dollar à 15H30 GMT, contre 6,4080 yuans lundi.

Le bitcoin valait 7.619,25 dollars, contre 7.525,77 dollars lundi soir, selon des chiffres compilés par le fournisseur de données financières Bloomberg.

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