France: perte d’activité de 6% en avril et de 4% en mai

AWP

1 minutes de lecture

En l’absence de nouveau rebond épidémique, «notre scénario de croissance» à 5% pour 2021 «est plutôt confirmé», déclare le directeur de la Banque de France Olivier Garnier.

Le niveau d’activité en France a été inférieur de 6% en avril par rapport à celui d’avant la crise du COVID-19, et devrait être en mai inférieur de 4% à ce même niveau, selon l’enquête mensuelle de conjoncture publiée lundi par la Banque de France.

Il y a un mois, le recul de l’activité pour avril avait été évalué à 7%, sur la base des résultats fournis par 8’500 entreprises interrogées par la banque centrale.

En l’absence de nouveau rebond épidémique, «notre scénario de croissance» à 5% pour 2021 «est plutôt confirmé», a déclaré lors d’une présentation à la presse le directeur général de la Banque de France Olivier Garnier.

L’acquis de croissance à la fin mai, c’est à dire la progression du produit intérieur brut (PIB) sur l’année si l’activité stagnait sur les sept derniers mois, serait déjà de «près de 4,5%», a ajouté M. Garnier.

Selon l’enquête réalisée entre le 28 avril et le 5 mai, l’activité a été freinée en avril par le durcissement des mesures sanitaires qui ont affecté les services marchands. Mais ceux-ci devraient rebondir en mai, avec la réouverture programmée des commerces, terrasses de restaurants, musées, cinémas et théâtres à partir du 19.

En avril, les services aux entreprises résistent mieux et «dans le secteur du bâtiment, l’activité est quasi stable, très proche de son niveau d’avant-crise, selon les chefs d’entreprise interrogés», avec des carnets de commande particulièrement bien remplis qui dépassent leurs niveaux déjà très élevés de 2019, selon l’enquête.

Dans l’industrie, la situation est contrastée selon les secteurs.

Le taux d’utilisation des capacités de production progresse légèrement, de 80% à 81% entre mars et avril, mais recule de 81% à 77% dans l’automobile en raison notamment de difficultés d’approvisionnement qui ont frappé ce secteur au niveau mondial.

En effet le redémarrage de l’économie mondiale «se traduit par des tensions sur certains types de matières premières ou dans des secteurs type semi-conducteurs», tensions «doublées du fait que les entreprises avaient plutôt déstocké durant la crise», a expliqué M. Garnier.

Toutefois il s’agit d’après lui «plus d’un problème de redémarrage que d’un problème structurel durable».

D’une manière générale, «les entreprises sont plutôt dans une dynamique de progression de leur activité par rapport aux mois précédents», a-t-il encore estimé.

A lire aussi...