Allemagne: retour à la croissance qu’à partir de 2021

AWP

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La Bundesbank table sur une hausse de 1,4% du PIB allemand pour les années 2021 et 2022.

La Bundesbank a fortement abaissé vendredi sa prévision de croissance pour l’Allemagne l’an prochain, à 0,6% contre 1,2% annoncé en juin, mais escompte un rebond à compter de 2021 grâce aux soutiens de la politique monétaire et des exportations.

Voyant l’économie allemande sortir lentement de son coup de froid, la «Buba» table sur une hausse de 1,4% du PIB allemand pour les années 2021 et 2022, toujours en données corrigées des variations saisonnières, en voyant l’industrie sortir de sa récession grâce à la demande extérieure.

Cette année, la croissance ne devrait atteindre que 0,5% après 1,5% en 2018, signifiant un sérieux coup de frein après une décennie dorée pour le pays suite à la crise de 2008, avec une forte croissance nourrie par les exportations et une solide demande intérieure.

Les conflits commerciaux engagés par Washington, les difficultés du secteur automobile allemand suite au scandale des moteurs diesel, comme les incertitudes liées au Brexit, ont transformé depuis la fin 2018 le pilier de la croissance allemande - l’industrie exportatrice - en talon d’Achille.

Les économistes de la Buba s’attendent toutefois à un rebond de la demande externe au cours de l’année prochaine, «ce qui va permettre à la conjoncture industrielle de se reprendre», note M. Weidmann.

La consommation, devenue le principal soutien à la croissance cette année, va en revanche moins contribuer à compter de l’an prochain, ce que la Banque fédérale allemande attribue à une croissance ralentie des revenus disponibles des ménages, car le marché de l’emploi a tendance à stagner.

Les risques à la baisse entachent néanmoins les prévisions de croissance de la première économie européenne, car les menaces d’origine externe peuvent encore «exacerber et prolonger le ralentissement de l’industrie», prévient Jens Weidmann.

La Banque centrale européenne, qui a confirmé jeudi le cours très expansif de sa politique monétaire, a également estimé que les risques de baisse en zone euro dominaient toujours, mais avec une tendance à la stabilisation.

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