Les marchés européens terminent en petite hausse

AWP/AFP

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Paris clôture sur un gain de 0,54%, Francfort de 0,36% et Milan de 0,13%. Londres reste à l’équilibre (-0,04%).

Les bourses mondiales évoluent en ordre dispersé mardi, les investisseurs patientant avant une prise de parole du président de la banque centrale américaine (Fed) aux Etats-Unis et digérant une série d’indicateurs économiques en Europe.

Vers 15H55 GMT, à Wall Street, le Dow Jones prenait 0,08% tandis que l’indice Nasdaq baissait de 0,32% et l’indice élargi S&P 500 de 0,18%.

Les investisseurs ont en ligne de mire la prise de parole de Jerome Powell plus tard dans la journée (vers 16H35 GMT), une semaine après que la Réserve fédérale américaine (Fed) a procédé à sa première baisse de taux depuis décembre 2024, d’un quart de point de pourcentage.

Une responsable de la Fed, Michelle Bowman, a quant à elle plaidé mardi pour continuer à abaisser les taux directeurs, en estimant que l’institution devait agir de manière «résolue» et «préventive» pour préserver le marché du travail.

Selon elle, la diminution décidée ce mois-ci est «une première étape», qui devrait donc être suivie d’autres assouplissements.

Sur le marché des changes, vers 15H55 GMT, le dollar était stable face à l’euro (+0,10%), à 1,1791 dollar pour un euro.

En Europe, la Bourse de Paris a terminé sur une hausse de 0,54%, Francfort de 0,36%, Milan de 0,13%. Londres est restée à l’équilibre (-0,04%).

Les indices européens ont profité «des indices PMI qui sont ressortis meilleurs que prévu», commente Vincent Juvyns, stratégiste chez ING.

L’activité économique du secteur privé dans la zone euro a atteint en septembre sa plus forte croissance depuis mai 2024, selon l’indice PMI Flash publié mardi par S&P Global.

Ce baromètre, calculé sur la base de sondages d’entreprises, s’est établi à 51,2 en septembre, contre 51 en août. Il s’agit du neuvième mois de hausse d’affilée et d’un sommet depuis 16 mois.

L’or toujours plus haut

Après avoir atteint un nouveau sommet à 3.791,10 dollars l’once vers 09H25 GMT, le métal précieux s’échangeait à 3.780 dollars (+0,89%) vers 16H00 GMT, «sur fond de risques géopolitiques tendus en Ukraine et à Gaza», commente Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.

La France et plusieurs autres pays ont reconnu lundi «l’État de Palestine» depuis la tribune de l’ONU, tentant de renforcer la pression sur Israël pour mettre un terme à la guerre à Gaza, dans le cadre d’un mouvement historique, mais à la portée encore avant tout symbolique.

Concernant le dossier de la guerre en Ukraine, le conflit ne montre aucun signe d’apaisement. Moscou a intensifié ses frappes et met à l’épreuve les alliés de l’Otan, avec des incursions d’avions russes dans l’espace aérien de l’Estonie, troisième incident en dix jours avec des voisins de la Russie.

«L’or affiche une progression de plus de 42% depuis le début de l’année. Le métal précieux est en bonne voie pour enregistrer sa meilleure performance annuelle depuis 1979, quand les prix avaient bondi de 127% dans le contexte de la crise pétrolière consécutive à la révolution iranienne, qui avait provoqué une flambée de l’inflation et incité les investisseurs à se tourner vers l’or comme valeur refuge», estiment les économistes de Deutsche Bank.

Aujourd’hui, «avec une demande résiliente, un dollar toujours faible, un environnement macroéconomique en ralentissement, des baisses de taux anticipées et des risques géopolitiques persistants, l’or renforce son rôle de valeur refuge» auprès des investisseurs, expliquent les analystes d’UniCredit.

Le pétrole monte

La hausse du pétrole s’est accélérée mardi après le discours de Donald Trump à l’ONU. Le président américain a accusé mardi à la tribune des Nations Unies la Chine et l’Inde d’être «les premiers soutiens financiers» de la machine de guerre russe, les appelant eux et les Européens à arrêter d’acheter de l’énergie russe.

Vers 15H55 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord prenait 2,20% à 68,04 dollars et son équivalent américain, le WTI gagnait 2,50% à 63,84 dollars.

Cependant, «même si l’Otan a mis en garde contre une escalade des risques en Europe de l’Est et que les tensions restent vives au Moyen-Orient, les investisseurs» gardent en tête «la réalité à court terme de l’abondance de barils», tempérant ainsi la hausse des prix, note quant à lui Matt Britzman.

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