Les marchés européens attendent la décision de la Fed

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Londres grappille 0,14% et Francfort 0,13%. Paris cède 0,40%, tandis que Milan connait une baisse plus nette (-1,29%). A Zurich, le SMI fléchit de 0,16%.

Les bourses mondiales évoluent sans direction claire mercredi, quelques heures avant la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui devrait baisser ses taux directeurs pour la première fois de l’année.

En Europe, Londres a gagné 0,14% et Francfort 0,13%. Paris a cédé 0,40%, tandis que Milan a connu une baisse plus nette (-1,29%). A Zurich, le SMI a perdu 0,16%.

A Wall Street, vers 15H50 GMT, le Dow Jones prenait 0,64%, l’indice Nasdaq cédait 0,51% et l’indice élargi S&P 500 perdait 0,13%.

Pour Fawad Razaqzada, analyste marchés à City Index, «tous les yeux sont fixés sur (Jerome) Powell», le président de la banque centrale américaine.

La décision «de ce soir est l’une des plus attendues de l’année», renchérit Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.

A 18h00 GMT, l’institution monétaire devrait annoncer une baisse de ses taux d’intérêt, une première en 2025, «après des données sur l’emploi signalant un ralentissement significatif de l’activité aux États-Unis», relève Grégoire Kounowski, conseiller en investissements chez Norman K.

Les taux de la Fed se situent actuellement dans une fourchette entre 4,25% et 4,50%.

La réunion de mercredi se tient dans une configuration particulière, alors que Donald Trump pousse depuis plusieurs semaines pour que l’institution baisse ses taux, ce qu’elle a pour l’instant refusé.

Stephen Miran, un conseiller de Donald Trump, est d’ailleurs devenu gouverneur in extremis après la démission surprise de la gouverneure Adriana Kugler, siégeant à la même table que Lisa Cook, une responsable que l’exécutif cherche à éjecter.

Cette «volonté politique de reprise en main de la Fed par l’administration Trump préoccupe les investisseurs», explique à l’AFP Nathalie Benatia, macroéconomiste chez BNP Paribas Asset Management.

Les «dissensions au sein du conseil des gouverneurs seront donc particulièrement scrutées», a-t-elle ajouté.

Dans ce contexte, le taux d’intérêt des emprunts américains à dix ans, référence, était à 4,03% vers 15H50 GMT, au même niveau que la veille en clôture. A deux ans - l’échéance la plus réactive aux évolutions de la politique monétaire - il atteignait 3,53%, contre 3,50% mardi soir.

Sur le marché des changes, le dollar restait timide, après ses lourdes pertes de la veille. Le billet vert prenait 0,12% par rapport à la monnaie unique européenne, à 1,1847 dollar pour un euro.

Puma convoité

Puma a bondi de 15,63% à 23,05 euros à Francfort.

Selon le magazine allemand Manager Magazin, les fonds d’investissements américains ABG et CBC s’intéressent au rachat des 29% de parts que la famille Pinault détient dans le groupe d’équipement sportif.

Entrée en bourse pour la division auto de Continental

L’équipementier allemand Continental a gagné 1,93% à 73,00 euros, à la veille de l’introduction en Bourse jeudi de sa division dédiée aux composants automobiles Aumovio, en difficulté.

Le groupe signera la plus importante opération boursière de la place de Francfort de l’année dans une industrie en crise.

Nvidia boudé en Chine

L’Administration chinoise du cyberespace (CAC) a interdit aux entreprises technologiques du pays d’acheter des puces de l’Américain Nvidia, accusé par Pékin d’entorse à la concurrence, a rapporté mercredi le Financial Times.

Dans la foulée de cette information, Nvidia perdait 2,53% à 170,47 dollars.

Le pétrole hésite

Les prix du pétrole fléchissent légèrement avant la décision de la Fed, malgré le regain de tensions géopolitiques et les discussions entre les Européens et Washington au sujet de nouvelles sanctions contre la Russie.

Les achats de pétrole russe par l’Inde, et sa participation à un exercice militaire organisé par Moscou, pourraient nuire au renforcement de ses liens avec l’Union européenne, a prévenu mercredi la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord glissait de 0,65% à 68,02 dollars, et son équivalent américain, le WTI, cédait 0,68% à 64,08 dollars le baril vers 15H50 GMT.

L’once d’or valait 3.679 dollars, en baisse de 0,28%.

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