Les marchés européens se maintiennent après une semaine de décisions monétaires

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Paris (-0,01%) et Milan (+0,01%) terminent à l’équilibre, Francfort cède 0,15% et Londres 0,12%. A Zurich, le SMI progresse 0,50%.

Les bourses mondiales terminent la semaine sur une note stable, après de nombreuses décisions de politique monétaire dont la première baisse des taux de l’année de la banque centrale américaine (Fed) qui a poussé les indices américains à des sommets historiques.

A Wall Street, vers 15H45 GMT le Dow Jones (+0,03%) et le S&P 500 (+0,09%) restaient à l’équilibre quand le Nasdaq gagnait 0,25%.

En Europe, les Bourses de Paris (-0,01%) et de Milan (+0,01%) ont également terminé à l’équilibre, Francfort cédant 0,15% et Londres 0,12%. A Zurich, le SMI a gagné 0,50%.

«Le marché digère les annonces de la Fed», la Réserve fédérale américaine, qui a abaissé mercredi d’un quart de point de pourcentage ses taux directeurs, «et la ligne directrice en terme de trajectoire de baisse des taux», commente Dembik, conseiller en investissement pour Pictet AM.

Stephen Miran, un des gouverneurs de la banque centrale des Etats-Unis tout juste promu par Donald Trump, a affirmé vendredi qu’il n’avait reçu aucune consigne du président cette semaine avant de voter sur les taux d’intérêt.

«On est sur des marchés qui bénéficient d’une politique monétaire accommodante», poursuit M. Dembik, les principaux indices de la place américaine ayant tous touché de nouveaux records jeudi.

En parallèle, le dirigeant chinois Xi Jinping a demandé vendredi à son homologue Donald Trump d’éviter les restrictions commerciales «unilatérales» et de préserver un climat «non discriminatoire» pour les entreprises chinoises comme TikTok, au cours d’un appel téléphonique très attendu qu’il a qualifié de «constructif».

Donald Trump a quant à lui assuré vendredi que des «progrès» avaient été faits en vue de la cession des activités américaines de TikTok.

Les deux dirigeants ont par ailleurs convenu de se voir en marge du sommet de l’APEC (Coopération économique Asie-Pacifique), prévu le 31 octobre et le 1er novembre en Corée du Sud, a annoncé le président américain sur son réseau Truth Social.

«Tout signe de progrès sur le commerce en général pourrait se répercuter sur les actifs risqués» comme les actions «et les devises sensibles au risque», affirme Fawad Razaqzada, analyste chez City Index.

Le déficit britannique inquiète

Au Royaume-Uni, le niveau des emprunts entre avril et août a atteint 83,8 milliards de livres (96,1 milliards d’euros), soit «le deuxième plus haut niveau d’emprunts» sur la période «depuis le début des relevés mensuels en 1993, après celui de 2020», en pleine pandémie de Covid-19, selon l’Office national des statistiques.

De quoi «susciter des interrogations sur la viabilité des finances publiques et la nécessité d’augmenter les impôts lors du prochain budget», indique Kathleen Brooks, analyste chez XTB.

Sur le marché de la dette, le gilt, l’emprunt britannique à dix ans, s’établissait à 4,71%, contre 4,68% à la clôture jeudi.

Côté devises, la livre reculait de 0,59% face au billet vert, à 1,3474 dollar pour une livre vers 15H45 GMT.

L’UE cible le gaz russe

La Commission européenne a proposé vendredi que l’UE cesse d’ici fin 2026, plus tôt que prévu, ses importations de gaz naturel liquéfié russe après les appels répétés en ce sens du président américain Donald Trump.

Cette proposition est contenue dans un 19e «paquet» de sanctions contre la Russie, qui cible aussi des entités en Chine, Inde ou Asie centrale, accusées d’aider la Russie à contourner les sanctions occidentales ou à vendre son pétrole.

Vers 15H45 GMT, le gaz naturel européen perdait 2,35% à 32,17 euros le mégawattheure (MWh).

Les cours du pétrole reculaient vendredi, la perspective d’une offre excédentaire prenant le pas sur les craintes qui entourent l’approvisionnement russe.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord cédait 1,03% à 66,74 dollars et son équivalent américain, le WTI perdait 1,13% à 62,85 dollars.

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