Les bourses mondiales évoluent sans direction commune lundi, avant une salve de résultats d’entreprises dans la semaine des deux côtés de l’Atlantique.
A Wall Street, le Dow Jones avançait de 0,56%, l’indice Nasdaq de 0,70% et l’indice élargi S&P 500 prenait 0,59%, battant un nouveau record en séance, à 6334,00 points.
«Cette semaine, les marchés entrent dans le dur de la saison des résultats», résume Vincent Juvyns, stratégiste chez ING, interrogé par l’AFP.
Les investisseurs sont en effet dans l’attente de nombreuses publications d’entreprises. A Wall Street, 135 des 500 entreprises qui composent l’indice boursier américain S&P 500 publieront leurs performances financières d’ici à vendredi.
Deux des sept géants technologiques américains, Alphabet (Google) et Tesla, sont particulièrement attendus.
«IBM, ServiceNow, Intel et plusieurs groupes de défense (RTX, Lockheed Martin, Northrop Grumman) sont également au programme», précise Jim Reid, économiste de Deutsche Bank.
En Europe, la Bourse de Paris a perdu 0,31% et celle de Milan 0,36%. Francfort est restée stable (+0,08%). Londres a gagné 0,23%. A Zurich, le SMI a cédé 0,38%.
Du côté du Vieux continent aussi, les résultats sont au rendez-vous, avec les publications de 189 des entreprises cotées sur l’indice paneuropéen Stoxx Europe 600.
Mais «l’ambiance est morose, alors que les premiers effets de la politique de droits de douane américains et de la forte hausse de l’euro devraient se faire sentir pour les entreprises exportatrices», explique Vincent Juvyns.
Sur le marché des changes, l’euro avançait toujours de 0,76% face au billet vert, à 1,1707 dollar pour un euro vers 15H50 GMT.
Depuis le début de l’année, la monnaie européenne a gagné près de 13% face au dollar, renchérissant le prix des exportations.
Particulièrement attendue, «SAP, la plus grande entreprise de la région par capitalisation, publiera ses résultats mardi», tout comme dans la semaine «LVMH, Roche, Nestlé et plusieurs banques européennes dont BNP Paribas et Deutsche Bank», ajoute Jim Reid.
La semaine sera aussi marquée par la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi, qui devrait laisser son taux de dépôt inchangé (à 2,0%).
La dette d’Etat et l’or recherchés
Face aux incertitudes, les investisseurs achètent les valeurs refuge, or et dettes d’Etat en tête, ce qui fait fondre les taux d’intérêt.
L’once d’or (31,1 grammes) prenait 1,42% à 3397 dollars l’once.
Le rendement américain à dix ans évoluait autour de 4,35%, contre 4,41% en clôture vendredi. Le taux à trente ans atteignait 4,91%, contre 4,83%.
Le rendement à dix ans allemand, référence en Europe, reculait aussi, s’établissant à 2,61%, contre 2,69% vendredi en clôture.
«Il y a une recherche du rendement, face aux mauvaises perspectives économiques et commerciales», relève Vincent Juvyns.
Delivery Hero bondit
Le spécialiste allemand de la livraison de repas a bondi de 16,28% à 26,28 euros lundi, après une information de Bloomberg selon laquelle le fonds d’investissement néerlandais Prosus pourrait descendre sous les 10% du capital du groupe, dont il détient actuellement près de 30%, afin de permettre l’approbation par l’UE de son acquisition de Just Eat Takeaway.com, annoncée en février dernier.
Ryanair décolle
La compagnie aérienne irlandaise Ryanair (+5,71% à 24,44 euros à Dublin) a annoncé un bénéfice net de 820 millions d’euros au premier trimestre de son exercice décalé, plus que doublé par rapport à l’année précédente, dopé par des prix des billets en hausse.
Pétrole en léger recul
Les cours du pétrole reculent lundi, la focale des investisseurs se tournant vers les négociations commerciales car si elles n’aboutissent pas avant le 1er août, la demande mondiale pourrait être pénalisée par les surtaxes douanières.
Le baril de Brent de la mer du Nord s’échangeait à 68,87 dollars (-0,59%) vers 15H50 GMT, et son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, à 66,97 dollars (-0,54%).
Le bitcoin reculait légèrement de 0,33% à 118.492 dollars.