Les marchés européens atones, focalisés sur la Fed et les tensions commerciales

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Paris termine stable (+0,01%), Londres (+0,22%) et Milan (+0,46%) en légère hausse quand Francfort cède 0,33%. A Zurich, le SMI grappille 0,18%.

Les bourses mondiales évoluent sans direction commune ni entrain vendredi, les marchés s’interrogeant sur une possible baisse des taux de la Fed plus tôt que prévu, sur fond de tensions commerciales et de résultats d’entreprises.

En Europe, la Bourse de Paris a terminé stable (+0,01%), Londres (+0,22%) et Milan (+0,46%) se sont inscrits en légère hausse quand Francfort a cédé 0,33%. A Zurich, le SMI a gagné 0,18%.

A Wall Street, vers 15H45 GMT, le Dow Jones glissait de 0,33%, l’indice Nasdaq gagnait 0,11% et l’indice élargi S&P 500 0,05%.

Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique pour Lombard Odier IM décrit une séance atone, les marchés se situant «dans une phase de consolidation et d’attentisme».

«Les marchés tentent de se convaincre que la guerre commerciale n’aura pas lieu», affirme-t-il à l’AFP, les indices résistant aux «récentes annonces de droits de douane supplémentaires qui s’égrènent au fil des jours».

Donald Trump a donné aux partenaires commerciaux des Etats-Unis jusqu’au 1er août pour parvenir à un accord avec la Maison Blanche sur les droits de douane.

Il n’a jusqu’à présent annoncé que des accords avec l’Indonésie, le Royaume-Uni et le Vietnam, ainsi qu’un accord avec la Chine visant à réduire temporairement les taxes douanières.

«Le moment de vérité (sur les conséquences des droits de douane) arrive, avec les résultats d’entreprises du deuxième trimestre attendus avec méfiance», poursuit M. Ielpo.

En parallèle, les investisseurs restent attentifs à «la communication organisée autour du remplacement» du président de la Réserve fédérale (Fed) Jerome Powell, «et autour d’une potentielle baisse de taux arrivant plus vite que prévu».

Christopher Waller, l’un des gouverneurs de l’institution monétaire, a répété qu’il était préférable d’abaisser les taux d’intérêt «plutôt trop tôt que trop tard», craignant que la Fed ne commence à agir que lorsque l’économie aura commencé à décrocher.

De son côté, le président américain a encore plaidé pour une baisse marquée des taux d’intérêt, estimant que l’économie américaine est «en pleine forme» et que l’inflation est «très faible» sur son réseau social Truth Social.

Pour Jim Reid, économiste de Deutsche Bank, «avec des données économiques plus solides et une hausse continue des anticipations d’inflation, les investisseurs ont réduit leurs attentes de baisses de taux» de la Fed.

Les taux directeurs de la Fed - qui guident les coûts d’emprunt des particuliers et des entreprises - sont compris entre 4,25% et 4,50% depuis décembre.

Le rendement de l’emprunt américain à deux ans, l’échéance la plus sensible aux changements de politique monétaire, s’établissait à 3,86% vers 15H45 GMT, contre 3,91% à la clôture jeudi.

Sur le marché des changes, le billet vert reculait de 0,48% face à la monnaie unique, à 1,1653 dollar pour un euro..

Chevron l’emporte sur ExxonMobil

Un tribunal arbitral a donné raison au groupe pétrolier américain Chevron face à son compatriote ExxonMobil, qui lui disputait la propriété d’un immense champ au Guyana, une victoire qui lui a permis de finaliser le rachat du groupe Hess.

Chevron avait annoncé fin 2023 le rachat de Hess pour 53 milliards de dollars, en étant particulièrement motivé par sa part dans l’immense champ offshore Stabroek.

Vers 15H45 GMT, Chevron cédait 0,30% et ExxonMobil reculait de 1,94% à la Bourse de New York.

Saab en forme

Le groupe de défense suédois Saab a annoncé vendredi des meilleurs résultats que prévu pour son deuxième trimestre et a mis en avant le potentiel de croissance qui pourrait résulter de la décision des pays de l’Otan d’augmenter leurs dépenses de défense.

La Bourse de Stockholm a salué ces résultats, le titre Saab terminant en forte hausse de 16,43%.

Sanctions sur le brut russe

L’UE a renforcé vendredi ses sanctions contre Moscou, en ciblant la manne pétrolière russe. Celles-ci prévoient entre autres un abaissement du plafond du prix du pétrole brut russe exporté, désormais fixé à un peu plus de 45 dollars le baril, soit 15% de moins que le prix moyen du baril russe sur le marché.

Le Royaume-Uni a annoncé vendredi se rallier aux sanctions.

Vers 15H45 GMT, les cours du pétrole se stabilisaient, le prix du baril de Brent de la mer du Nord glissant de 0,08% à 69,46 dollars et son équivalent américain, le WTI, cédant quelque 0,02% à 67,52 dollars.

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