Les marchés européens prudents face au tumulte commercial

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Paris termine en baisse de 0,54%. Francfort flanche de 0,42%. Londres et Milan cèdent 0,66%. A Zurich, le SMI recule de 0,32%.

La prudence est de mise mardi sur les Bourses mondiales, les investisseurs scrutant l’évolution des négociations commerciales entre les Etats-Unis et ses partenaires commerciaux et digérant un indicateur économique sur l’inflation américaine.

En Europe, la Bourse de Paris a terminé en baisse de 0,54%. Francfort a perdu 0,42%. Londres et Milan ont cédé 0,66%. A Zurich, le SMI a perdu 0,32%.

A Wall Street, vers 15H45 GMT, le Dow Jones lâchait 0,50% quand l’indice Nasdaq prenait 0,76%. L’indice élargi S&P 500 restait stable, à +0,08%.

Christopher Dembik, conseiller en investissement pour Pictet AM, a décrit une séance boursière mondiale aux «mouvements erratiques sans tendance notable (...) dans un contexte de marché avec des volumes faibles».

Il y a «beaucoup d’attentisme de la part des investisseurs à l’approche de la saison des résultats» en Europe et en l’absence de nouvelles sur le front commercial, a-t-il noté.

Les marchés scrutent en effet l’évolution des négociations commerciales entre Washington et ses partenaires, avant la date butoir du 1er août à laquelle les droits de douane les plus élevés promis par le président américain Donald Trump doivent entrer en vigueur.

Ce dernier a pris l’Union européenne de court en décrétant ce week-end des droits de douane de 30% sur toutes les importations du bloc à compter du 1er août. Il a prévenu lundi les Européens qu’en cas de riposte, il augmenterait d’autant les surtaxes américaines.

Mais même si Bruxelles veut donner une chance aux négociations, les avions, voitures et le bourbon figurent au coeur de la liste de la Commission européenne établie en riposte aux droits de douane américains, consultée mardi par l’AFP.

Pour Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB, «les investisseurs jugent cette guerre plus dommageable pour l’UE que pour les États-Unis, probablement car la réponse de l’UE ne concerne que 72 milliards de dollars de produits américains».

Aux Etats-Unis, les marchés doivent «digérer un rapport sur l’inflation qui montre pour la première fois que la politique douanière de Donald Trump fait réellement grimper les prix», a expliqué Jochen Stanzl, analyste chez CMC Markets.

L’inflation a grimpé à 2,7% sur un an en juin contre 2,4% en mai, selon l’indice CPI publié mardi, en ligne avec les attentes des analystes.

Cet indicateur est particulièrement suivi car il permet également d’évaluer la marge de manoeuvre de la Réserve fédérale américaine (Fed) pour assouplir sa politique monétaire lors de sa prochaine réunion afin de stimuler l’économie, comme le réclame Donald Trump.

Pour Christopher Dembik, «le marché est un peu moins convaincu d’une baisse de taux» de la Fed «en septembre», de quoi soutenir le billet vert.

Vers 15H45 GMT, le dollar prenait 0,43% face à la monnaie unique européenne, à 1,1614 dollar pour un euro.

Retour de puces Nvidia en Chine

Le géant américain des puces électroniques Nvidia (+4,45% à Wall Street vers 15H45 GMT) a annoncé mardi reprendre les ventes à la Chine d’un modèle de puces avancées pour l’intelligence artificielle.

Saison des résultats ouverte aux Etats-Unis

La banque américaine JPMorgan Chase (-0,45% vers 15H45 GMT) a annoncé mardi des résultats meilleurs qu’attendu au deuxième trimestre, malgré un recul du bénéfice net de 17% du fait de gains exceptionnels sur la même période de l’année précédente.

La banque américaine Wells Fargo (-5,44%) a publié des résultats meilleurs qu’attendu pour son deuxième trimestre et s’est dite ambitieuse après la levée de sanctions imposées par les régulateurs.

Blackrock (-5,54%), le plus gros gestionnaire d’actifs au monde, a publié mardi un chiffre d’affaires et des bénéfices en hausse au deuxième trimestre, portés par le dynamisme des marchés boursiers qui ont digéré les annonces de droits de douane de Donald Trump.

Pétrole et bitcoin à plat

Les cours du pétrole reculent à peine, les investisseurs doutant que l’ultimatum donné à la Russie par Donald Trump pour mettre fin à la guerre en Ukraine réduise les exportations de barils de Moscou.

Vers 15H45 GMT, le baril de WTI américain perdait 0,55% à 66,61 dollars et celui de Brent de la mer du Nord 0,39% à 69,94 dollars.

De son côté, le bitcoin baissait de 5,39% à 116.554 dollars, après s’être envolé la veille pour la première fois au-dessus de 123.000 dollars, en amont de l’examen au Congrès américain de régulations pouvant encourager le marché des cryptoactifs.

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