La santé de l'économie américaine rassure les marchés européens

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Paris grimpe de 1,29%, Francfort de 1,51%, Londres prend 0,52% et Milan 0,92%. A Zurich, le SMI avance de 0,43%.

Les bourses mondiales sont en hausse jeudi, portées par des données meilleures qu’escompté sur le marché de l’emploi et sur la consommation aux Etats-Unis, dans une séance animée par les résultats d’entreprises dont le rythme de publication s’intensifie.

A la Bourse de New York, où les indices tutoient des sommets historiques, le S&P 500, qui regroupe les 500 plus grandes entreprises cotées aux Etats-Unis, prenait 0,43% vers 15H50 GMT.

Le Nasdaq, largement dominé par les géants du secteur technologique, grimpait de 0,74%, tandis que le Dow Jones, l’indice historique de la place new-yorkaise composé de 30 poids lourds industriels, gagnait 0,36%.

En Europe, la Bourse de Paris a bondi de 1,29%, Francfort de 1,51%, Londres a pris 0,52% et Milan 0,92%. A Zurich, le SMI a avancé de 0,43%.

«Les indices boursiers sont tirés à la hausse par les résultats d’entreprises et par la publication d’indicateurs économiques venus conforter l’idée que rien n’est alarmant sur l’économie américaine, malgré les droits de douane et la méthode Trump» qui ont chahuté les marchés ces derniers mois, commente Nicolas Budin, responsable de la gestion actions chez Myria AM.

Les investisseurs ont salué la baisse du nombre hebdomadaire de demandeurs d’emploi, ressortis à 221.000 la semaine passée, soit moins que la période précédente et en deçà des attentes des analystes qui tablaient sur 235.000 demandes.

La publication des ventes au détail en juin aux Etats-Unis, baromètre de la consommation des ménages, qui représente plus de deux tiers du PIB américain, a été un autre facteur d’optimisme pour le marché. Elles sont reparties à la hausse le mois dernier, faisant même mieux qu’anticipé par les marchés, tirées par l’automobile, le bâtiment et les achats en boutique, selon les données du département du Commerce.

Les ventes au détail ont progressé de 0,6% sur un mois, pour atteindre 720,1 milliards de dollars, après avoir trébuché de 0,9% en mai. Sur un an, elles sont en croissance de 3,9%.

«Les craintes que les droits de douane pèsent sur la consommation ne se matérialisent pas pour l’instant», commente Nicolas Budin.

Toutefois, en réponse au manque de visibilité des derniers mois, les entreprises ont «anticipé leurs achats et ajusté leurs chaînes de production avant l’instauration des potentielles taxes» et cette demande anticipée «pourrait expliquer en partie la résilience actuelle de la consommation», nuance le responsable de la gestion actions chez Myria AM.

Sur le marché obligataire, le rendement de l’emprunt américain à échéance dix ans baissait à 4,45% vers 15H50, contre 4,46% à la clôture mercredi.

Le billet vert prenait 0,40% face à la monnaie unique, à 1,1594 dollar pour un euro.

Netflix attendu

«Plus de 40 entreprises du S&P 500 publient leurs résultats cette semaine», parmi lesquels, ceux de Netflix (+0,60% à 1.257,80 dollars vers 15H50 GMT) attendus jeudi soir, souligne Kathleen Brooks, directrice de la recherche de XTB.

Ce sera par ailleurs le premier des grands noms technologiques américains à publier ses résultats.

«Les analystes s’attendent à ce que la société annonce un chiffre d’affaires de 11,04 milliards de dollars, en hausse par rapport aux 10,54 milliards de dollars du premier trimestre. Le bénéfice net devrait atteindre 3,17 milliards de dollars», détaille Kathleen Brooks.

ABB bondit, Legrand et Schneider Electric suivent

Le conglomérat industriel helvético-suédois ABB, qui fabrique aussi bien des bornes de recharge pour véhicules électriques que des systèmes de traction ferroviaire ou des équipements électriques, a fait état d’un bénéfice net un peu meilleur qu’attendu, en hausse de 5% sur un an à 1,15 milliard de dollars, selon un communiqué.

L’action a gagné 9,89% à 49,80 francs suisses à Zurich.

Ailleurs à la cote européenne, le fabricant de matériels et d’équipements électriques Legrand a relevé sa prévision de chiffre d’affaires 2025, tablant sur une croissance entre 10 et 12%, en annonçant une augmentation de 13,4% au premier semestre.

Le titre a bondi de 8,96% à 121,55 euros et a soutenu celui de Schneider Electric, qui a terminé en forte hausse de 7,73% à 239,75 euros.

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