Credit Suisse a débuté l’année sur les chapeaux de roue

AWP

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Les recettes de la banque d’investissement notamment ont bondi de plus de 50% en rythme annuel depuis le bouclement de l’exercice précédent.

Credit Suisse a connu un début d’année faste, marqué par les meilleurs mois de janvier et février depuis une décennie. En préambule d’une conférence organisée par Morgan Stanley, le groupe zurichois fait également le point mardi sur l’affaire Greensill.

Les recettes de la banque d’investissement ont bondi de plus de 50% en rythme annuel depuis le bouclement de l’exercice précédent, à la faveur d’une performance particulièrement élevée dans l’activité d’émission sur les marchés des capitaux, indique le numéro deux bancaire helvétique dans un communiqué.

Les activités de gestion de fortune profitent quant à elles de l’accroissement de l’activité clientèle, en particulier dans la région Asie-Pacifique, alors que le résultat des opérations d’intérêts «se stabilise séquentiellement» et que les commissions et frais récurrents «conservent leur tendance à la hausse».

Malgré la poursuite de la pandémie, le groupe se veut également rassurant concernant les pertes sur crédit, qualifiées de «faibles», tandis que les signes indiquant une amélioration de l’économie mondiale commencent à profiter à la provision constituée à cet effet.

Dans la foulée, Credit Suisse a annoncé le remboursement de 50 millions de dollars de la part du liquidateur de Greensill, sur les 140 millions de crédit-relai consentis au prestataire financier britannique, ramenant le prêt en cours à 90 millions.

Dans le cadre de la suspension et la liquidation des fonds Supply Chain Finance, dont la valeur nette d’inventaire agrégée avoisinait les 10 milliards de dollars fin février, la priorité du groupe reste de récupérer les fonds pour les investisseurs de sa division de gestion d’actifs (CSAM). Les paiements de remboursement débutés le 8 mars totalisent 3,1 milliards de dollars.

«Bien que cette affaire n’en soit encore qu’à ses débuts, nous tenons à souligner qu’il est possible que le Credit Suisse doive supporter une charge à ce titre», prévient cependant la banque.

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