Hong Kong chute de 2,03%, à l’unisson de Wall Street et Tokyo

AWP

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L’indice Hang Seng a reculé en clôture de 2,03%. En Chine continentale, Shanghai a perdu 1,97%, tandis que Shenzhen abandonnait 1,44%.

Les Bourses chinoises ont terminé lundi en forte baisse, Hong Kong et Shanghai chutant d’environ 2% à l’unisson d’une dégringolade de la place de Tokyo et de Wall Street, sur fond de vives inquiétudes face à l’assombrissement de la conjoncture mondiale.

A la Bourse de Hong Kong, l’indice Hang Seng a reculé en clôture de 2,03% à 28.523,35 points.

En Chine continentale, l’indice composite de la place de Shanghai a perdu 1,97% à 3.043,03 points, tandis que l’indice de référence à Shenzhen, deuxième place du pays, abandonnait 1,44% à 1.676,43 points.

Les marchés chinois ont piqué du nez dans le sillage d’une sévère contre-performance de Wall Street vendredi et à l’unisson des autres grandes places asiatique: Tokyo a ainsi fini lundi sur une chute de 3,01%.

Après la spectaculaire remontée de janvier et février, nourrie par l’espoir d’un accord commercial sino-américain, l’enthousiasme des investisseurs chinois s’est refroidi face à la décélération de la croissance mondiale.

Signe alarmant: à la suite d’indicateurs décevants en Europe, la courbe des taux obligataires américains s’est inversée vendredi, pour la première fois depuis la crise financière de 2007/2008, reflétant une prudence accrue des investisseurs à défaut d’une récession imminente.

«Honnêtement, les statistiques européennes ont été dans l’ensemble médiocres la plupart du temps cette année, ce n’est donc pas nouveau, tandis que les chiffres aux Etats-Unis se tassent», observe Jeffrey Halley, analyste du courtier Oanda.

«Mais tous confirment ce que l’on sait déjà: l’économie mondiale ralentit, après une décennie de hausse carburant à l’assouplissement monétaire» des grandes banques mondiales, insiste-t-il.

A Hong Kong, les valeurs des groupes pétroliers étatiques ont bu la tasse, plombées par les craintes sur la demande énergétique planétaire, à l’instar de CNOOC (-4,11% à 13,52 dollars hongkongais), PetroChina (-3,79% à 5,08 dollars) et Sinopec (-3,38% à 6,29 dollars).

Le géant de l’internet Tencent, poids lourd de l’indice, a plongé de 3,07% à 353,80 dollars, l’assureur AIA de 2,20% à 75,40 dollars et l’opérateur de casinos Galaxy Entertainment de 3,46% à 51,55 dollars.

Même morosité pour le secteur des télécoms: l’opérateur China Mobile a perdu 0,67% à 81,35 dollars, tandis que le fabricant de smartphones Xiaomi chutait de 3,37% à 10,90 dollars.

En Chine continentale, tous les grands groupes cotés ont reculé de concert, mais sans dégringolade spectaculaire.

Les marchés de Shanghai et Shenzhen «restent plus optimistes que les places américaines» car «les investisseurs attendent une rafale de nouvelles mesures de relance (de Pékin) pour revigorer l’économie chinoise», observe Zhang Gang, analyste du courtier Central China Securities.

Pour autant, les titres des assureurs n’ont pas été épargnés par le regain de nervosité quant à la solidité des marchés financiers, à l’image de China Life (-5,43% à 27,32 yuans) et de Ping An (-3,25% à 72,29 yuans).

Les valeurs liées aux contenus internet ont également souffert: le développeur de jeux vidéo Perfect World s’est effondré de 4,12% à 33,27 yuans et Wuhu Shunrong Sanqi (groupe multiforme ayant ajouté les jeux vidéo à son activité historique de vente de pièces détachées automobiles) a perdu 3,10% à 14,05 yuans.