Sommet Etats-Unis-Chine: aucune avancée majeure n’est attendue

Sophie Altermatt et Richard Tang, Julius Baer

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Donald Trump et Xi Jinping se rencontreront à Pékin les 14 et 15 mai dans un contexte de relations tendues entre les États-Unis et la Chine.

 

Après des mois d'incertitude, le président américain Donald Trump et le président chinois Xi Jinping doivent se rencontrer à Pékin cette semaine. Ce sommet intervient alors que les relations entre les États-Unis et la Chine se trouvent à un point critique, sur fond de conflit en Iran et d’une trêve commerciale fragile. Les attentes restent toutefois volontairement modérées. Si la dernière rencontre à Busan en octobre 2025 a contribué à stabiliser les relations et à instaurer une trêve tarifaire tactique, de profonds désaccords structurels demeurent sans solution.

La visite à venir semble viser à consolider cette paix fragile. Les deux pays se concentrant sur la gestion des risques, des avancées majeures sont jugées peu probables. Le point le plus urgent à l’ordre du jour est le conflit au Moyen-Orient, en particulier l’impasse actuelle dans le détroit d’Ormuz. Le commerce occupera également une place prépondérante, avec un résultat transitoire potentiellement à la clé, si la Chine accepte d’acheter des produits agricoles, du gaz naturel et peut-être des avions américains, afin de préserver la trêve commerciale existante et de soutenir les intérêts politiques domestiques de Donald Trump à l’approche des élections de mi-mandat 2026.

Les relations commerciales entre les États-Unis et la Chine n’influencent pas le marché boursier chinois. Les interactions passées entre les deux présidents ont conduit à de modestes gains sur les marchés, mais nous doutons que ce schéma historique se répète. Nous constatons une forte performance du secteur de la localisation technologique (équipements pour semi-conducteurs et fonderies) à l'approche de la rencontre. En revanche, les titres liés aux processeurs graphiques (GPU) ont moins progressé, certains investisseurs guettant une éventuelle percée des ventes de leurs homologues américains à la suite des pourparlers. 

Dans l’ensemble, le marché se positionne peu sur cet événement, les investisseurs s’attendant pour la plupart à un maintien du statu quo. Nous restons néanmoins optimistes quant aux actions chinoises et prévoyons que les segments les plus faibles (comme par exemple, l’Internet) rattraperont leur retard en termes de performance au second semestre 2026.

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