Il y a dix jours, les prix du pétrole sont tombés à leur plus bas niveau depuis un mois. Cette chute s’est produite alors que les efforts se poursuivaient pour négocier un accord de paix entre la Russie et l’Ukraine, ce qui pourrait augmenter les approvisionnements énergétiques en provenance de Russie. Les investisseurs restent à l’affût du moindre signe laissant entrevoir un cessez-le-feu.
De nombreux points de blocage persistent dans les négociations
Les investisseurs scrutent tout signe de progrès décisif entre l’Ukraine et la Russie. Selon la Recherche d’UBS, une fin imminente du conflit reste peu probable. Cependant, même en cas d’accord de paix, les prix du pétrole devraient rester bien soutenus, ce qui s’inscrit dans ses prévisions plus globales et positives pour les matières premières à l’aube de 2026.
Les prix du pétrole n’ont pas suivi la tendance haussière des autres matières premières cette année, en raison d’une croissance de la demande plus faible que prévu et d’une offre abondante provenant des Amériques et de l’Opep+. Cependant, malgré une demande en recul, on n’observe pas de surabondance de l’offre. La récente augmentation des niveaux de pétrole en mer, c’est-à-dire la quantité de brut actuellement transportée par bateaux, ne s’est pas traduite par une accumulation dans les stocks terrestres. Au contraire, les données de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) indiquent une baisse.
Concernant l’équilibre du marché dans les mois à venir, on prévoit une croissance limitée de l’offre hors Opep+ et une hausse de la demande mondiale. En conséquence, on table sur un baril de Brent autour de 67 dollars le baril fin 2026.
Du côté des métaux industriels
Quant aux métaux industriels, tels que le cuivre et l’aluminium, on pense que les prix seront soutenus par une offre limitée et par une hausse de la demande. Enfin, l’or, qui a commencé à se redresser après sa chute fin octobre, devrait continuer à progresser.
En effet, la baisse des taux d’intérêt américains réduit le coût d’opportunité lié à la détention du métal jaune et les banques centrales continuent à diversifier leurs réserves pour réduire leur exposition au dollar américain. Par conséquent, on considère les matières premières comme attrayantes.