Les marchés évaluent à 50% la probabilité d’une baisse, contre environ 100% il y a un mois. Ce pessimisme fait suite à diverses déclarations plus prudentes de la part de hauts responsables de la Fed, dont Susan Collins, présidente de la Fed de Boston et membre votant du comité de politique monétaire, qui a récemment plaidé en faveur d’un maintien des taux «pendant un certain temps» dans ce «contexte très incertain».
Le manque de données vient également renforcer l’incertitude, puisque la suspension des activités gouvernementales ne permettra pas la publication de l’indice des prix à la consommation pour le mois d’octobre.
On prévoit que l’équilibre au sein du comité de politique monétaire de la Fed penchera davantage vers l’assouplissement en 2026.
Cependant, certains indicateurs viendront davantage éclairer les investisseurs. Les données sur le marché de l’emploi pour octobre seront finalement publiées, toutefois sans les chiffres du chômage. Plusieurs hauts responsables de la Fed devraient également s’exprimer.
Détérioration du marché de l’emploi
Selon la Recherche d’UBS, la Fed réduira encore ses taux deux fois d’ici la fin du premier trimestre 2026. Bien que l’inflation reste environ un point de pourcentage au-dessus de l’objectif de 2% de la Fed, la plupart des décideurs se concentrent désormais sur la détérioration du marché de l’emploi.
De récentes enquêtes privées sur le marché du travail ont confirmé que la demande de main-d’œuvre était en baisse. Ainsi, selon un rapport publié par ADP, les entreprises américaines auraient supprimé en moyenne 11’250 emplois au cours des quatre semaines précédant le 25 octobre.
L’enquête Challenger, Gray & Christmas fait apparaître que le nombre d’annonces de suppressions d’emplois en octobre est le plus élevé depuis plus de vingt ans. Les enquêtes de confiance indiquent également que la crainte du chômage augmente chez les ménages. En outre, on prévoit que l’équilibre au sein du comité de politique monétaire de la Fed penchera davantage vers l’assouplissement en 2026.
Privilégier les obligations de qualité
Dans ce contexte, on estime que les obligations de qualité présentent un rapport risque/rendement favorable, car elles offrent sans doute un revenu durable et la possibilité de meilleures performances si la conjoncture économique venait à se détériorer davantage que prévu.