Renforcer l’exposition aux actions

Emmanuel Garessus

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UBS place jusqu’à 30% du portefeuille dans trois trends structures, l’IA, la longévité, l’énergie et les ressources. Vers une hausse des actions de 15% en 2026.

© Keystone

 

La hausse des actions devrait se poursuivre l’année prochaine, annonce UBS jeudi lors d’une conférence de presse en vidéo. «Les investisseurs doivent adapter leurs stratégies en se concentrant sur les secteurs et sur les thèmes où le capital afflue et où la transformation a lieu», déclare Mark Haefele, directeur des investissements chez UBS GWM. 

Au total, l’environnement économique mondial demeurera favorable et permettra une hausse des actions de 15% l’année prochaine. La technologie devrait rester au centre de l’intérêt. Les investissements en biens d’équipement dans l’IA devraient passer en cinq ans de 2,9 trillions de dollars à 4,7 trillions de dollars. Non seulement les dépenses augmenteront en infrastructures mais la productivité s’en trouvera accrue dans de nombreux domaines de l’économie.

La grande banque prévoit des gains tant aux Etats-Unis qu’en Chine, au Japon ou en Europe. Pour les experts de la grande banque, «la solide croissance américaine et la politique budgétaire et monétaire accommodante favorisent la technologie, les services aux collectivités, la santé et les banques». Paul Donovan, chef économiste, s’attend à plusieurs baisses de taux directeurs de la part de la Fed, alors que la BCE devrait maintenir ses taux.

«La valorisation est favorable puisque les actions européennes présentent une décote de 23% par rapport aux actions globales».

En Europe, Themis Themistocleus, CIO EMEA, dévoile un scénario positif qui pourrait conduire à un gain des actions européennes de 20%, par exemple au cas où l’UE avançait davantage en termes de réformes et si un cessez-le-feu intervenait en Ukraine. La valorisation est favorable puisque les actions européennes présentent une décote de 23% par rapport aux actions globales. La croissance économique devrait toucher un plancher en Europe au quatrième trimestre et s’accélérer pour dépasser le potentiel en 2026.

Trois scénarios sont présentés par la banque (optimiste avec un boom technologique, scénario de base avec une croissance solide, pessimiste en raison de perturbations). Ils se traduisent par des objectifs respectifs pour l’indice MSCI Monde de 1450, 1350 et 830, pour l’indice S&P 500 de 8400, 7700, 4500, pour l’EuroStoxx 50 de 6800, 6200 et 4400 et pour le SMI 14'600, 13'600 et 10'500. Concernant l’or, ces trois scénarios conduisent à des objectifs de 3700 dollars, 4300 dollars et 4900 dollars.

Opportunités en Chine

Une mention spéciale est accordée aux actions chinoises: «Le secteur technologique chinois se distingue comme une opportunité mondiale de premier plan. La forte liquidité, les flux de détail et les bénéfices qui devraient augmenter de 37% en 2026 devraient soutenir la dynamique des actions chinoises».

La grande banque recommande aussi certaines matières premières. Dans le cadre de la transition énergétique, UBS observe d’intéressantes opportunités dans le cuivre, l’aluminium et les matières premières agricoles.

La politique devrait parfois se placer au centre l’actualité, mais «l’histoire suggère que leur impact sur les marchés financiers est souvent de courte durée». Les risques existent tout de même. La grande banque les observent au cas d’une déception potentielle quant aux progrès ou à l'adoption de l'IA, une résurgence ou une persistance de l'inflation, une phase plus enracinée de rivalité stratégique entre les Etats-Unis et la Chine, et la (ré)émergence de préoccupations concernant la dette souveraine ou du secteur privé.

Au moment où la politique américaine conduit à un déclin du billet vert, UBS préfère l’euro, le dollar australien et la couronne norvégienne.

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