Les obligations indexées sur l’inflation gagnent en attrait

AXA Investment Managers

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«Malgré une croissance économique soutenue, l’inflation sous-jacente n’a progressé que de manière très ténue», explique Jonathan Baltora.

L’évolution des taux d’inflation mesurés officiellement et celle de l’inflation dite sous-jacente, donc le renchérissement sans tenir compte des prix de l’énergie et des denrées alimentaires, ont clairement pris des chemins différents ces dernières années.

«Malgré une croissance économique soutenue, l’inflation sous-jacente n’a progressé que de manière très ténue», explique Jonathan Baltora, Senior Portfolio Manager chez AXA Investment Managers (AXA IM). «Compte tenu de la chute des prix du pétrole, cet indicateur devrait toutefois gagner en importance cette année».

Depuis 2016, la hausse des prix du pétrole en particulier a contribué à l’augmentation des taux d’inflation à des niveaux que l’on n’avait pas vu depuis longtemps. Cela pourrait changer, estime l’expert: «Nous nous attendons, par exemple, à ce que les taux d’inflation étasuniens baissent à 1,5% d’ici l’été, avant de se reprendre jusqu’à 2%. Et bien que ce recul semble se produire à court terme seulement, il pourrait contribuer à déprimer les acteurs du marché».

Parallèlement à ce recul, Jonathan Baltora s’attend cependant à une hausse de l’inflation sous-jacente. «Les différends commerciaux ont désormais des incidences bien réelles, et une hausse de l’inflation sous-jacente étasunienne de 0,2 à 0,5 points de pour cent est attendue suite aux droits de douane», ajoute le gestionnaire de portefeuille. Cela n’est pas sans conséquences pour les investisseurs.

Pour Jonathan Baltora, il y aura avant tout un regain d’attrait pour les obligations indexées sur l’inflation: «Si l’inflation effective se maintient au-dessus des taux d’inflation break-even actuels, les investisseurs peuvent obtenir avec ces titres des rendements plus élevés qu’avec des obligations souveraines classiques nominatives. De concert avec le ralentissement de la croissance économique, cela pourrait conduire à des rendements réels moindres et donc offrir une opportunité de gains sur capitaux».

Parmi les obligations des économies développées, Jonathan Baltora préfère pour l’heure les titres étasuniens indexés sur l’inflation (TIPS). «Depuis 2015, la Réserve fédérale a régulièrement augmenté ses taux. Nous estimons qu’en 2019, ces augmentations marqueront une pause et avons donc sur-pondéré les TIPS dans nos portefeuilles». Pour la zone euro, Jonathan Baltora privilégie les obligations fédérales indexées sur l’inflation. Malgré des nivaux de rendement actuellement très faibles, il estime qu’elles sont plus attrayantes que d’autres émissions à rendements plus élevés, eu égard aux chiffres de croissance décevants dans la zone euro.

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