Le rally des métaux précieux peut-il repartir?

James Mazeau, UBS Global Wealth Management

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L’or reste sous pression et la volatilité est marquée. Ces dernières semaines ont été caractérisées par sa plus forte baisse en une journée depuis 2013 et son plus spectaculaire rebond journalier depuis 2008.

© Keystone

 

Le déclencheur immédiat de ces mouvements a été la nomination, fin janvier, de Kevin Warsh à la tête de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui a atténué les craintes qu’un profil plus accommodant n’accélère l’affaiblissement du dollar américain. L’or avait jusque-là profité des inquiétudes au sujet de la devise américaine.

Une ascension qui devrait reprendre

Ce récent épisode de volatilité relance le débat sur son statut de valeur refuge face aux tensions géopolitiques et aux fluctuations des marchés. La Recherche d’UBS estime que ces inquiétudes sont excessives et que l’or devrait reprendre son ascension. Malgré les récents soubresauts, le métal précieux affiche encore une hausse d’environ 16% depuis le début de l’année, porté par les épisodes d’incertitude géopolitique appelés, sans doute, à perdurer.

La politique de la Fed ne devrait pas mettre non plus un terme au rally de l’or, comme cela a pu se produire à plusieurs reprises par le passé. Bien que favorable à une réduction du bilan de la Fed, Kevin Warsh s’est montré favorable à des taux d’intérêt plus bas, ce qui devrait soutenir l’or, même si les inquiétudes de long terme concernant la valeur du dollar s’atténuent.

Par ailleurs, la probable poursuite du recul des taux réels américains devrait soutenir la demande des investisseurs pour les Exchange Traded Funds adossés à l’or, en réduisant le coût d’opportunité lié à la détention de ce métal non productif. Enfin, les autres moteurs de la hausse de l’or demeurent intacts, à commencer par la forte demande des banques centrales.

Elargir son exposition aux matières premières

La Recherche d’UBS prévoit un cours de l’or autour de 5900 dollars l’once en fin d’année. Cette projection s’inscrit dans sa vision positive pour l’ensemble des matières premières. Elle estime que les métaux industriels et précieux continueront de bien performer et que les matières premières joueront un rôle croissant dans les portefeuilles en 2026, avec des rendements portés par les déséquilibres entre offre et demande, par les risques géopolitiques et par des tendances de long terme.

Pour les investisseurs fortement exposés à l’or et qui disposent d’importantes plus-values latentes, un élargissement de l’exposition aux matières premières – notamment vers le cuivre, l’aluminium et les actifs agricoles – peut permettre de diversifier les sources de rendement futur et de stabiliser les portefeuilles. 

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