Il y a une dizaine de jours, le pendule de la confiance des marchés a basculé du côté de la prudence, après que les annonces des leaders de l’intelligence artificielle (IA), Oracle et Broadcom, ont déçu les prévisions optimistes des investisseurs. Le sentiment du marché s’améliorera-t-il lors des dernières semaines d’ouverture des marchés pour 2025?
Le sentiment du marché oscille depuis quelque temps entre l’optimisme porté par la demande croissante de services d’IA et les inquiétudes suscitées par des dépenses d’investissement excessives, alimentant la crainte que le secteur technologique ne soit devenu trop cher.
Des moteurs structurels d’IA solides
Sans se prononcer sur des titres en particulier, la Recherche d’UBS est d’avis que les moteurs structurels de l’IA et de la technologie demeurent solides. Au-delà des replis observés récemment, des signaux positifs ont également émergé sur le plan politique, après que le président Trump a indiqué qu’il autoriserait Nvidia à vendre sa dernière génération de puces H200 à la Chine.
Cette annonce a permis d’apaiser les craintes d’un durcissement des restrictions américaines sur les exportations de semi-conducteurs vers leur principal rival stratégique, même si certaines informations de presse suggèrent que les autorités chinoises envisagent toujours de limiter l’accès. Si les dépenses d’investissement du secteur ont nettement progressé, on ne voit pas de signes de bulle, ces investissements restant soutenus par des flux de trésorerie solides.
Ces dépenses bénéficient également d’une demande soutenue pour les produits et services liés à l’IA. En outre, les taux d’adoption par les entreprises américaines ont bondi. Selon l’indice Ramp AI, près de 45% des sociétés américaines disposent désormais d’abonnements payants à des modèles, à des plateformes ou à des outils d’IA, contre environ 25% en début d’année.
Privilégier la couche applicative de l’IA
Autant d’éléments qui renforcent la conviction de la Recherche d’UBS que le potentiel de long terme de l’IA reste sous-estimé. Les investisseurs sous-exposés à ce thème devraient envisager une exposition diversifiée à l’ensemble de la chaîne de valeur de l’IA.
Dans son allocation stratégique, la Recherche d’UBS privilégie de plus en plus la couche applicative, convaincue que les sociétés positionnées sur ce segment seront les principales bénéficiaires de la poursuite des dépenses d’investissement liées à l’IA.