Feu et glace: les 5 leviers de la résistance de l’UE dans la crise du Groenland

Alexandre Drabowicz & Hans Bevers, Indosuez Wealth Management

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L’Union européenne peut compter à court et moyen terme sur le commerce, la coercition économique, les représailles ciblées, les leviers financiers et les implications géopolitiques.

La menace du président américain Donald Trump d’acquérir le Groenland et d’imposer des droits de douane à huit partenaires commerciaux européens a encore entamé la confiance des dirigeants de l’Union européenne (UE) envers la puissante alliance forgée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Céder la souveraineté du Groenland aux Etats-Unis constitue une ligne rouge pour l’UE. Bien qu’il n’existe aucune garantie que Trump renonce à ses ambitions, l’Europe ne manque pas d’atouts dans la saga groenlandaise.

QUEL EST L’OBJECTIF ULTIME?

Soyons clairs dès le départ. L’annexion américaine du Groenland constituerait une violation de la souveraineté danoise et du droit à l’autodétermination des Groenlandais, compromettant fondamentalement la crédibilité de l’Otan et risquant potentiellement de mettre fin à l’alliance transatlantique. Une telle évolution profiterait grandement à des pays comme la Russie et la Chine.

Notre hypothèse de travail est que Donald Trump cherche à mettre en avant une nouvelle réalisation emblématique, fidèle à son approche bien connue de «l’art de la négociation». En recourant à une pression maximale et à une stratégie d’escalade, Donald Trump tente de créer un levier de négociation majeur afin d’obtenir quelque chose en retour (y compris en termes de prestige personnel).
 

L'analyse complète en PDF ci-dessous.

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