Zone euro: croissance du secteur privé au plus bas depuis 2014

AWP

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L’indice mensuel PMI composite du cabinet Markit s’affiche à 51,3 points en décembre contre 52,7 en novembre.

La croissance du secteur privé dans la zone euro a ralenti et atteint son plus bas niveau depuis plus de quatre ans en décembre, selon la première estimation de l’indice PMI composite du cabinet Markit publiée vendredi.

L’indice mensuel s’affiche à 51,3 points en décembre contre 52,7 en novembre (chiffre révisé). Lorsque le PMI est supérieur à 50 points, cela signifie que l’activité progresse, tandis qu’elle diminue si l’indice est inférieur à ce seuil.

La croissance du secteur privé n’avait pas été aussi basse depuis novembre 2014, selon cet indice.

Ce chiffre est même en-deçà du consensus des analystes interrogés par Bloomberg qui prévoyaient certes un essoufflement, mais plus modéré, à 51,8 en décembre.

«L’économie de la zone euro vit une fin d’année 2018 décevante. Si une partie du ralentissement reflète les perturbations (...) liées aux manifestations des +gilets jaunes+ en France, elles sont aussi la preuve que le rythme de la croissance dans la zone euro dans son ensemble a ralenti», a commenté Chris Williamson, économiste chez Markit.

«Les entreprises sont inquiètes du climat économique et politique mondial, avec la guerre commerciale (entre la Chine et les Etats-Unis), le Brexit qui s’ajoutent à des tensions politiques dans la zone euro», ajoute t-il, précisant que le secteur automobile souffre particulièrement.

Jeudi, la Banque centrale européenne (BCE) a entériné comme prévu l’abandon pour fin décembre de son programme de rachats d’actifs, son arsenal anti-crise.

Mais face aux inquiétudes économiques qui s’accumulent en Europe ces derniers mois, le président de la BCE, Mario Draghi, s’est montré pessimiste sur les perspectives de croissance dans la zone euro.

Le Produit intérieur brut de la région ne devrait plus croître que de 1,9% cette année et de 1,7% l’an prochain, contre 2,0% et 1,8% attendus lors des précédentes prévisions de la BCE en septembre.