USA: sans une meilleure productivité, les revenus vont stagner

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Jerome Powell a rappelé que l’expansion américaine depuis 2007 n’avait atteint que la faible moyenne de 1,6% contre 3% de 1991 à 2007.


© Keystone

Le président de la Banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell a averti jeudi soir que si les progrès de productivité restaient faibles aux Etats-Unis, dans 50 ans, les revenus des travailleurs seraient moitié moins importants qu’ils ne devraient l’être.

Dans un discours qu’il devait prononcer à New York, principalement consacré aux mécanismes de la croissance, M. Powell a rappelé que l’expansion américaine depuis 2007 n’avait atteint que la faible moyenne de 1,6% contre 3% de 1991 à 2007.

«Si la croissance précédente de 3% avait persisté au cours des 12 dernières années, les revenus aujourd’hui seraient supérieurs de 20% à ce qu’ils sont», a affirmé M. Powell.

«Si une faible croissance persiste pendant un demi-siècle, les revenus resteront de moitié en-dessous de ce qu’ils auraient pu être», a-t-il alerté.

La productivité, définie par le volume de richesse produit par heure de travail, est l’élément déterminant de la croissance et de l’amélioration du niveau de vie.

M. Powell a souligné que le nombre d’heures travaillées aux Etats-Unis avait ralenti à cause du vieillissement de la population et du ralentissement de l’immigration.

Mais il a noté aussi «un facteur troublant», à savoir le fait que parmi la population masculine des 25-54 ans, la participation au marché du travail avait fortement faibli aux Etats-Unis, davantage que dans les autres économies avancées.

«Les Etats-Unis détiennent le quatrième plus bas taux de participation au marché du travail parmi 34 pays», s’est-il alarmé.

Il a enjoint les responsables politiques à promouvoir des mesures, notamment de formation, «qui préparent les individus à être une force de travail moderne».

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