Lalique creuse sa perte nette au premier semestre

AWP

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Les recettes ont atteint 49,1 millions d’euros, soit un plongeon de 30% sur un an, indique la société zurichoise cotée à la Bourse suisse.

Les fermetures de magasins ordonnées en mars en raison du coronavirus ont affecté Lalique au premier semestre. Le groupe de luxe a subi une chute de ses recettes, en partie compensée par un coup de rabot sur les dépenses. La perte nette est cependant creusée à 10,6 millions d’euros, contre -2,8 millions lors des six premiers mois de 2019.

Les revenus ont atteint 49,1 millions d’euros, soit un plongeon de 30% sur un an, indique mercredi la société zurichoise cotée à la Bourse suisse.

Déjà affectées en février par le coronavirus en Chine, les ventes se sont effondrées entre mi-mars et début avril, avant de reprendre à partir du mois de mai. Le ralentissement économique global continue d’avoir un impact négatif sur les revenus.

Le groupe a néanmoins réduit ses charges de personnel de 18% à 14,1 millions et ses autres dépenses opérationnelles de 36% à 10 millions. Parmi les économies réalisées lors des six premiers mois de l’année figurent une baisse des activités de marketing, le report de lancement de produits, l’introduction de mesures de chômage partiel ou encore un gel des embauches, précise Lalique.

La rentabilité, mesurée au résultat avant intérêts et impôts (Ebit), a basculé dans le rouge. L’Ebit s’est fixé à -10 millions d’euros, à comparer au +0,5 million du premier semestre 2019.

Les produits vendus sous la marque Lalique ont subi une érosion de 31% des ventes, répartie sur tous les segments et les régions, le recul atteignant 21% pour l’activité emblématique qu’est la cristallerie, et même 51% pour les parfums. L’Ebit est largement déficitaire, à -10,7 millions.

Une année 2020 meilleure que le premier semestre

Les crèmes solaires Ultrasun ont baissé d’un cinquième, une contreperformance cependant à relativiser sur les importants marchés suisse (-12%) et britannique (-15%). Ces affaires restent rentables. Les parfums Jaguar (-40%) et le segment Grès (-39%) ont généré moins de recettes, mais l’Ebit demeure légèrement positif.

L’unité «Autres marques» a vu son chiffre d’affaires se contracter de 27%. La vente de gel hydroalcoolique a permis de compenser partiellement la baisse.

Pour l’exercice 2020 dans son ensemble, la direction s’attend à un recul des ventes moins important que celui enregistré au premier semestre, à condition qu’une deuxième vague de Covid-19 ne vienne pas jouer les trouble-fête.

En termes de recettes, Lalique s’inscrit pile dans les prévisions de la Banque cantonale de Zurich (ZKB). Comme attendu, un groupe de luxe global comme Lalique a subi de plein fouet l’impact de la pandémie. L’action a perdu près de 23% depuis le début d’année, à comparer au recul de 0,8% de l’indice SPI. L’analyste Daniel Bürki prône toujours la «pondération au marché».

La banque Vontobel arrive à la même conclusion que son homologue pour les recettes. Le niveau de l’Ebit est légèrement décevant, selon l’analyste René Weber, qui campe sur la recommandation «hold».

Peu après 10h05, le titre Lalique était stable à 30 francs dans des volumes toutefois faméliques, alors que le marché dans son ensemble (SPI) progressait de 0,78%.

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