L’euro reflue suite à l’embellie de l’emploi US

AWP

1 minutes de lecture

La monnaie européenne valait 1,1659 dollar vers 21h, contre 1,1693 dollar jeudi soir.

L’euro baissait vendredi face à un dollar renforcé par des chiffres solides sur l’emploi aux Etats-Unis, qui éclipsaient en partie les tensions commerciales entre le pays et ses principaux partenaires.

Vers 19H00 GMT (21H00 heure de Paris), la monnaie unique européenne valait 1,1659 dollar, contre 1,1693 dollar jeudi à 21H00 GMT.

La devise européenne montait face à la monnaie nippone à 127,68 yens, contre 127,23 yens la veille au soir.

Le dollar progressait lui aussi face à la devise japonaise à 109,51 yens, contre 108,82 yens jeudi.

Le billet vert s’est redressé après la publication du rapport américain sur l’emploi qui a fait état de fortes créations d’emplois (223’000) en mai et d’un taux de chômage tombé à 3,8%, au plus bas depuis 18 ans.

Les salaires, eux, ont progressé de 2,7% sur un an.

Tous ces chiffres encourageants sur l’état de la première puissance économique mondiale «renforcent l’idée que la banque centrale américaine va augmenter encore au moins deux fois cette année les taux d’intérêt, voire même peut-être trois», a estimé Omer Esiner de Commonwealth Foreign Exchange.

Une hausse des taux rend la devise plus rémunératrice et donc plus attractive pour les cambistes.

«Difficile de trouver du négatif dans ce rapport», a aussi commenté Viraj Patel, analyste pour ING, tout en soulignant que la réaction des cambistes avait été mesurée.

«Il y a d’autres inquiétudes pour les marchés -notamment les risques géopolitiques et commerciaux», a souligné M. Patel.

L’imposition jeudi par les Etats-Unis d’importantes taxes douanières sur l’acier et l’aluminium importés de l’Union européenne, du Mexique et du Canada, et les ripostes aussitôt promises, a ravivé le spectre d’une guerre commerciale ouverte entre Washington et ses alliés.

«Nous sommes également aux dernières étapes d’un cycle de la Fed (Réserve fédérale américaine) - un cycle qui est plutôt bien intégré dans les cours», a noté l’analyste.

La Fed est considérée comme la banque centrale la plus avancée dans son processus de normalisation de sa politique monétaire par rapport aux autres principales institutions, et notamment comparée à la BCE, dont la tâche semble se compliquer.

«L’instabilité financière émanant de la 'périphérie' (de l’Europe), en particulier de l’Italie, et l’escalade de taxes américano-européennes ont apporté de nouveaux défis pour la BCE (Banque centrale européenne)», ont expliqué Ricardo Garcia et Matteo Ramenghi, analystes pour UBS.

Alors que l’institution avait prévu de commencer la normalisation de sa politique monétaire ultra-accommodante d’ici à la fin de l’année, ces nouveaux éléments pourraient bousculer son calendrier.

Les marchés gardaient également un oeil sur l’Espagne, où le socialiste Pedro Sanchez a remplacé Mariano Rajoy, écarté de son poste de Premier ministre vendredi à la suite d’une motion de censure, la première adoptée depuis le rétablissement de la démocratie espagnole.

Vers 19H00 GMT, l’once d’or valait 1.293,57 dollars, contre 1.298,52 dollars jeudi.

La monnaie chinoise a terminé à 15H30 GMT à 6,4204 yuans pour un dollar, contre 6,4106 yuans jeudi.

Le bitcoin valait 7.404,05 dollars, contre 7.538,28 dollars jeudi soir, selon des chiffres compilés par le fournisseur de données financières Bloomberg.

A lire aussi...