Le dollar pâtit des déboires de l’IA, l’euro plombé par la croissance française

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Vers 20h, le billet vert perd 0,11% face à la devise britannique, à 1,3393 dollar pour une livre sterling, et recule de 0,22% face à la monnaie japonaise, à 157,37 yens pour un dollar.

Le dollar reculait vendredi face à la plupart des grandes monnaies, sous l’effet de nouvelles secousses pour le secteur technologique à Wall Street, tandis que l’euro pâtissait de la situation économique de la France.

Vers 19H00 GMT, le billet vert perdait 0,11% face à la devise britannique, à 1,3393 dollar pour une livre sterling, et reculait de 0,22% face à la monnaie japonaise, à 157,37 yens pour un dollar.

«La nervosité autour des actions technologiques reste le principal sujet de préoccupation, sur fond de résultats décevants et d’inquiétudes renouvelées concernant les dépenses des géants du secteur» dans l’intelligence artificielle (IA), résument les analystes de Scotiabank.

Or, «le cycle d’investissements dans l’IA a soutenu le dollar grâce aux flux de capitaux des investisseurs», poursuivent les analystes.

Le billet vert reculait ainsi vendredi, dans le sillage des géants du secteur à Wall Street.

Le «buck» - l’un des surnoms de la monnaie américaine - gagnait toutefois un peu de terrain (+0,11%) face à l’euro, à 1,1167 dollar pour un euro.

La monnaie unique européenne pâtit de la contraction du produit intérieur brut (PIB) en France, qui a reculé de 0,1% au troisième trimestre, un contraste frappant avec la vigueur économique américaine.

Après un repli de 0,2% au premier trimestre, une stagnation au deuxième, ce nouveau recul en France (alors que les analystes attendaient une croissance de 0,1%) montre que «l’économie française est à l’arrêt», a reconnu vendredi le ministre de l’Economie Roland Lescure.

Le coût d’emprunt français s’est envolé ces dernières semaines sous le poids des inquiétudes sur la soutenabilité de sa dette et des divisions politiques et sociales qui scindent le pays.

Le cas français pose un «risque de contagion» à ses voisins, estime John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement de Cité Gestion, interrogé par l’AFP.

L’euro souffre aussi de la comparaison entre «une économie européenne qui roule en mettant le frein à main», et la croissance «beaucoup plus saine» aux Etats-Unis, note l’analyste, qui parle d’une croissance à «deux vitesses».

Côté Etats-Unis, des chiffres dévoilés jeudi montrent que la croissance du PIB s’est accélérée au troisième trimestre, à 3,4% en rythme annualisé, tirée par les investissements et la consommation des ménages.

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