Le dollar perdait un peu de terrain mercredi, les investisseurs digérant les commentaires du patron de la banque centrale américaine (Fed) après que l’institution a décidé de laisser ses taux inchangés.
Vers 19H40 GMT, le billet vert reculait de 0,24% face à la monnaie unique européenne, à 1,1149 dollar pour un euro, et de 0,11% face à la devise britannique, à 1,3327 dollar pour une livre.
La monnaie américaine a été peu chamboulée par l’annonce d’un maintien des taux directeurs de la Réserve fédérale dans leur fourchette actuelle (entre 3,75% et 4%), la décision ayant été largement anticipée par les marchés.
Le dollar a toutefois commencé à se replier quelques minutes plus tard, lors de la conférence de presse du président de l’institution Kevin Warsh.
M. Warsh a semblé «se féliciter quelque peu» et affirmer qu’il était «encouragé par les progrès réalisés par la Fed» après une première hausse des taux en septembre, commente auprès de l’AFP Adam Button, analyste chez investingLive.
«Il affirme que cette première hausse des taux a eu un impact important, ce qui laisse penser qu’il estime que la Fed n’a plus beaucoup d’efforts à fournir», souligne l’expert.
D’après lui, le marché des changes attendait Kevin Warsh un peu plus ferme.
Or une politique monétaire jugée comme accommodante est de nature à miner une monnaie, d’où le léger repli du dollar.
S’il juge toujours l’inflation «trop élevée», M. Warsh a aussi dit qu’il ne voulait «pas qualifier (les conditions financières) de restrictives».
Pour le moment, les acteurs du marché anticipent toujours une hausse des taux lors de la dernière réunion de l’année, en décembre, selon l’outil de veille CME Fedwatch.