BAK relève ses prévisions de croissance en 2018-2019

AWP

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Les économistes de l’institut bâlois escomptent désormais un produit intérieur brut (PIB) en hausse de 3,0% pour 2018 et de 1,6% en 2019, contre 2,3% et 1,5% précédemment.

BAK Economics a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour la Suisse cette année et la suivante. Les économistes de l’institut bâlois escomptent désormais un produit intérieur brut (PIB) en hausse de 3,0% pour 2018 et de 1,6% en 2019, contre 2,3% et 1,5% précédemment.

Le dynamisme de la conjoncture helvétique n’a pas été aussi solide depuis ces dix dernières années, grâce à l’industrie qui profite d’une solide demande internationale, indique jeudi un communiqué. Un taux de change du franc plus favorable soutient aussi cette tendance.

Par ailleurs, il n’y a pas de signe de surchauffe à l’horizon, et une forte avancée des salaires, des prix ou des taux d’intérêt ne sont pas attendus.

Les auteurs de l’étude rappellent aussi qu’au premier semestre, la conjoncture nationale s’est montrée très robuste avec une croissance du PIB de 4% sur les trois premiers mois et de 2,9% d’avril à juin, grâce aux exportations et aux investissements.

La consommation des ménages continue en outre de profiter du dynamisme du marché du travail. En 2018, l’emploi équivalent en plein temps devrait s’inscrire en hausse de 1,9%, une valeur atteinte la dernière fois en 2012.

Le taux de chômage continue de diminuer. En août cet indicateur, corrigé des variations saisonnières, s’est établi à 2,6%, souligne le BAK. Ce taux devrait diminuer jusqu’à 2,4% en 2019, et les salaires devraient s’étoffer de manière plus conséquente l’année prochaine également.

En revanche, le boom du secteur immobilier ne perdurera pas les années à venir, selon l’institut bâlois, notamment en raison d’un taux de migration bien inférieur à celui des années antérieures.

Les entreprises suisses devront à moyen terme faire face au ralentissement qui se profile déjà maintenant dans la zone euro. Les tensions commerciales entre les Etats-Unis et ses partenaires présentent aussi un risque.

Les facteurs de risques locaux, entre autres la mise en oeuvre de la proposition fiscale 17 et l’accord-cadre avec l’Union Européenne, ne doivent pas non plus être négligés.

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