Les marchés européens reculent au terme d’une séance hésitante

AWP

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Paris, Francfort, Milan et Madrid clôturent sur une baisse de plus d’un pour cent.

Les marchés européens ont majoritairement fini en baisse mercredi au terme d’une séance assez hésitante où le soulagement lié aux déconfinements a finalement été balayé par les mauvais chiffres macroéconomiques.

L’indice phare de la place parisienne, le CAC 40, a perdu 1,11%.

Sur les autres places européennes, Francfort a reculé de 1,15%, Milan de 1,31% et Madrid de 1,13%. Londres a pour sa part fini à l’équilibre (+0,07%). A Zurich, le SMI a gagné 0,63%.

Les marchés européens «ont manqué d’allant toute la journée. Ils ont surtout digéré pour finalement baisser, mais sans qu’il soit possible d’en tirer de véritables conclusions», a souligné auprès de l’AFP Daniel Larrouturou, un analyste de Dôm Finance.

L’effet positif lié à la perspective des déconfinements qui s’accélèrent, notamment en Allemagne, et qui avaient offert un soutien aux marchés ces derniers jours, s’est un peu essoufflé.

Les statistiques du jour «n’ont pas vraiment aidé, même si de mauvais chiffres étaient de toutes façons attendus», a ajouté M. Larrouturou.

Le secteur privé américain s’est effondré en avril en raison des mesures de confinement, avec 20,236 millions d’emplois perdus, selon l’enquête mensuelle de la firme de services aux entreprises ADP, un chiffre toutefois inférieur aux prévisions.

La Commission européenne a prévu mercredi une récession «historique» dans l’UE cette année en raison de la pandémie, qui se traduira selon elle par une chute record du PIB de 7,7% en zone euro, puis un rebond de 6,3% en 2021. En France, le produit intérieur brut (PIB) devrait reculer de 8,2% en 2020.

L’Italie devrait pour sa part entrer en 2020 dans une «profonde récession» avec un PIB en recul de 9,5% et une dette publique au plus haut (158,9% du PIB).

Tension sur la dette

Ces publications ont entraîné des tensions sur le marché de la dette, Italie en tête. L’écart (spread) du taux d’emprunt à dix ans du pays avec celui de l’Allemagne, qui fait référence, est ainsi resté à un niveau élevé à 248 points de base contre 244 la veille.

Quant aux résultats, «là encore les marchés sont un peu hésitants, ils ne savent pas bien comment accueillir des publications forcément impactées par la crise et des prévisions qui font surtout état du manque de visibilité», a estimé M. Larrouturou.

Sur le front des valeurs, à Paris l’assureur Axa a gagné 0,72% à 15,95 euros, fort d’un bilan solide pour le premier trimestre, même s’il s’attend à ce que la crise ait un «impact significatif» sur ses performances pour le reste de l’année.

Après un début de séance positif, Crédit Agricole a finalement perdu 2,32% à 7 euros, même si le groupe bancaire a assuré pouvoir absorber le choc de la crise sanitaire malgré le triplement de ses provisions qui a entamé son bénéfice net au premier trimestre.

A Francfort, le constructeur automobile BMW a perdu 5,40% à 50,62 euros. Il s’attend, comme ses concurrents Volkswagen et Daimler, à une perte d’exploitation au deuxième trimestre, et avertit que la crise du coronavirus pourrait durer.

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