Les tensions sino-US plombent des Bourses européennes

AWP

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Paris clôture sur une chute de 4,24%, Francfort termine en baisse de 3,64% et Milan finit sur un recul de 3,70%.

Les Bourses européennes ont terminé dans le rouge lundi, les investisseurs redoutant une reprise des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine qui s’ajouterait à la crise sanitaire.

«Les investisseurs restent inquiets face aux derniers développements entre les Etats-Unis et la Chine», indique David Madden, analyste chez CMC Markets.

Ainsi, les places continentales ont clôturé en fort repli: Paris (-4,24%) et Francfort (-3,64%), Milan (-3,70%) et Madrid (-3,60%). La Bourse de Londres a fini en plus légère baisse (-0,16%), après avoir perdu 2,34% vendredi. A Zurich, le SMI a cédé 2,48%.

L’indice phare de la Bourse de Londres, «le FTSE 100 est légèrement plus haut sur la séance tandis que les marchés continentaux connaissent une séance de rattrapage après avoir été fermés vendredi pour le 1er mai», explique M. Madden.

Après une courte accalmie, des tensions sont de nouveau apparues entre la Chine et les Etats-Unis. Washington accuse Pékin d’être à l’origine de la pandémie de Covid-19, et Donald Trump a de nouveau brandi la menace de taxes douanières punitives.

«Les tensions américaines n’expliquent pas tout. Il s’agit davantage d’un rattrapage sur la séance américaine de vendredi», Wall Street ayant alors terminé nettement dans le rouge, explique à l’AFP Alexandre Neuvy, responsable de la gestion privée à Amplegest.

«Il y a aussi cette tendance à vendre sur chaque rebond», pour prendre ses bénéfices, dans «un marché qui reste nerveux en général» poursuit-il, alors que des gains spectaculaires ont été enregistrés par les places financières en avril.

Quoi qu’il en soit, «on ne peut pas tirer de conclusion sur une ou deux séances», fait-il observer.

Les marchés continuent aussi de suivre de très près la levée des mesures de confinement amorcée en Europe, Italie en tête.

«À l’heure où s’approche l’entrée en déconfinement dans les principaux pays occidentaux, la confusion demeure encore importante sur la durée de cette période transitoire et les risques de rechute», souligne dans une note Benjamin Melman, directeur des Gestions de Edmond de Rothschild AM.

Le secteur aérien étouffe

Le premier groupe de transport aérien européen Lufthansa, menacé de cessation de paiement par l’impact du nouveau coronavirus, a perdu 2,97% à 7,92 euros alors qu’il se dit «proche» d’un accord en vue d’être renfloué par l’Etat allemand.

Air France-KLM a également chuté de 7,49% à 4,30 euros en dépit du fait que la Commission européenne a autorisé lundi la France à octroyer un soutien de 7 milliards d’euros à la compagnie aérienne pour affronter les conséquences de la crise du coronavirus.

Sur le marché britannique, IAG (British Airways) a perdu 5,16% à 203,90 pence et EasyJet 7,22% à 527,00.

Les valeurs automobiles, sensibles aux tensions commerciales, ont été également délaissées à l’image des allemands Daimler (-6,01% à 29,64 euros), BMW (-4,59% à 51,57 euros) et Volkswagen (-5,60% à 121,04 euros) ou des français Peugeot (-3,86% à 12,57 euros) ou Renault (-5,71% à 17,07 euros).

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