Les marchés européens atones sur fond de Thanksgiving aux Etats-Unis

AWP/AFP

2 minutes de lecture

Paris reste stable (+0,04%) comme Londres (+0,02%) quand Francfort grappille 0,18% et Milan 0,21%.

Les bourses européennes ont terminé proches de l’équilibre jeudi, mais tout de même en terrain positif, les investisseurs évaluant les perspectives de baisse des taux directeurs de la Réserve fédérale américaine (Fed) dans une séance calme en raison de la fermeture de Wall Street pour Thanksgiving.

La Bourse de Paris est restée stable (+0,04%) comme Londres (+0,02%) quand Francfort a gagné 0,18% et Milan 0,21%.

La Bourse de New York, qui donne souvent le «la» sur les marchés mondiaux, est fermée jeudi en raison du jour férié de Thanksgiving, ce qui fait tourner au ralenti les autres places boursières mondiales.

Amélie Derambure, gérante de portefeuille diversifié chez Amundi, décrit ainsi une séance «calme», «quasi stable mais bien orientée» et «sans mouvements importants».

Les investisseurs profitent de ce temps d’accalmie pour «chercher à déterminer si le rebond observé ces derniers jours marque le début d’un véritable rallye boursier (hausse des cours, ndlr) de Noël ou s’il ne s’agit que d’un simple sursaut avant un retour à la prudence», relève John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement chez Cité Gestion Private Bank.

«Les efforts pour parvenir à un cessez-le-feu en Ukraine ont soutenu les marchés européens avec l’idée que la situation pourrait s’arranger», note par ailleurs Mme Derambure.

Les marchés d’actions avaient profité ces derniers jours de l’espoir grandissant de voir la banque centrale américaine (Fed) baisser d’un quart de point ses taux lors de sa réunion des 9 et 10 décembre, après la publication de plusieurs indicateurs économiques confortant cette hypothèse.

Dernier en date: le «Livre beige» de la Fed, une enquête régulière basée sur les remontées d’acteurs économiques, a montré mercredi que le marché de l’emploi se dégradait, ce qui lui donne de la marge de manoeuvre pour assouplir sa politique monétaire afin de soutenir l’activité.

Ces attentes ont été renforcées par des rumeurs de presse selon lesquelles l’économiste Kevin Hassett, un allié de Donald Trump perçu comme favorable à des baisses de taux, est considéré comme le favori pour succéder à Jerome Powell à la tête de la Fed l’an prochain.

«Il y a désormais 80% de chances que la Fed baisse ses taux le mois prochain, et 90% pour la Banque d’Angleterre, ce qui laisse présager un assouplissement monétaire dans les semaines à venir», relève Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.

Le Royaume-Uni digère le budget

Un an après des hausses d’impôts massives, le gouvernement travailliste du Royaume-Uni a présenté mercredi un budget confirmant sa politique de discipline fiscale, avec de nouvelles taxes qui ont rassuré les marchés, mais aussi plusieurs mesures en faveur du pouvoir d’achat.

Les hausses d’impôts annoncées mercredi rapporteront 26,1 milliards de livres au budget annuel d’ici à la fin de la mandature, puis 29,8 milliards l’année suivante, en 2030/2031.

«Globalement, le marché obligataire a approuvé le budget présenté mercredi par Rachel Reeves», la ministre des Finances britannique, note Mme Brooks.

«La prime de risque budgétaire s’érode sur les rendements britanniques, même si les +gilts+ (les emprunts britanniques, ndlr) sous-performent (...) leurs homologues européens après leur forte baisse de mercredi», poursuit-elle.

Le taux d’emprunt des bons du Trésor britanniques à 10 ans évoluait à 4,45% vers 16H45 GMT, contre 4,42% la veille en clôture.

Sur le marché des changes, la livre sterling restait stable (+0,02%) face au billet vert, à 1,3241 dollar pour une livre.

Le bitcoin reprend des couleurs

Le bitcoin, qui avait chuté à un plus bas depuis sept mois juste au-dessus de 80’000 dollars le 21 novembre, sur fond d’aversion des investisseurs pour les actifs les plus risqués, reprend des couleurs.

Il a ainsi repassé dans la nuit de mercredi à jeudi la barre des 90’000 dollars. Il atteignait 91’370 dollars vers 16h45 GMT.

Côté pétrole, le baril de Brent de la mer du Nord gagnait 0,19% à 63,25 dollars et le WTI américain prenait 0,36% à 58,86 dollars.

A lire aussi...