Les marchés européens attentistes

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Londres termine stable (-0,05%) et Paris cède 0,29%. Milan recule de 0,85%. Seule Francfort avance significativement (+0,64%). Zurich voit son indice phare SMI clôturer sur une progression de 0,17%.

Les bourses mondiales ont évolué sans direction claire lundi. Les marchés européens sont demeurés attentistes avant la publication de données économiques dans la semaine, alors que Wall Street gagnait du terrain, porté par des espoirs de baisse des taux de la Fed en décembre.

Londres est restée stable (-0,05%) et Paris a cédé 0,29%. Milan a perdu 0,85%. Seule Francfort a avancé (+0,64%). La Bourse suisse a vu son indice phare SMI terminer sur une progression de 0,17%.

Les investisseurs vivent une «période de forte nervosité», résume Christine Romar, analyste pour CMC Markets. Après une séance passée dans le vert, l’humeur s’est finalement assombrie en Europe, les investisseurs préférant rester attentistes avant la publication de plusieurs données, dont les premières estimations d’inflation en Allemagne, en France et en Italie pour novembre.

A Wall Street, au contraire, vers 17h50, l’heure était à la fête: le S&P 500 prenait 1,30%, le Nasdaq 2,23% et le Dow Jones 0,46%. Les investisseurs s’accrochent à plusieurs signaux de la Fed laissant espérer une baisse des taux lors de sa prochaine réunion en décembre.

Lundi, un gouverneur de l’institution, Christopher Waller, s’est ainsi dit en faveur d’une baisse des taux avant la fin de l’année, exprimant des inquiétudes quant à un marché du travail «toujours fragile». Cela fait suite aux propos du président de la Fed de New York, John Williams, qui avait déclaré vendredi «continue(r) de voir de la marge pour un nouvel ajustement à court terme» des taux directeurs américains.

Les marchés ont été agréablement surpris par ces propos, alors que de plus en plus d’analystes tablaient sur une pause dans l’assouplissement monétaire de la Fed lors de sa prochaine réunion en décembre. Ces affirmations «ont rassuré tout le monde. Les marchés n’attendaient que cela», explique à l’AFP Pierre-Alexis Dumont, directeur des investissements chez Sycomore.

Les investisseurs seront attentifs cette semaine à la publication des «ventes au détail de septembre et des prix à la production (PPI), suivis mercredi les chiffres des demandes d’allocations chômage», résume Jim Reid, de la Deutsche Bank. Ces données donneront des indices sur la décision de la Réserve fédérale: un marché du travail atone ouvrirait la voie à des baisses de taux pour soutenir l’économie. Au contraire, un chômage qui recule éloignerait cette perspective.

Discussions autour d’un accord de paix entre l’Ukraine et la Russie

Les Etats-Unis et l’Ukraine ont affirmé dans la nuit de dimanche à lundi qu’un «futur accord» de paix pour mettre fin au conflit avec la Russie «devra pleinement respecter la souveraineté» de Kiev, à l’issue de pourparlers «constructifs» à Genève.

A la cote européenne, les valeurs de la défense ont cédé du terrain. Parmi elles, Rheinmetall a reculé de 5,03%, BAE Systems de 3,56%, Thales de 1,50%, Leonardo 2,32% et Saab 5,57%.

Bayer bondit, Novo Nordisk chute

Le géant allemand de la santé et de l’agrochimie Bayer a bondi de 10,91% à Francfort après avoir annoncé dimanche soir des résultats d’études cliniques «positifs» concernant l’anticoagulant Asundexian, selon un communiqué. A l’inverse, à Copenhague, les actions du laboratoire pharmaceutique danois Novo Nordisk, maison-mère de l’Ozempic, ont chuté 5,79% après que le groupe a annoncé des résultats décevants après des essais cliniques d’une molécule contre la maladie Alzheimer.

Le gaz en baisse, le pétrole monte

Les cours du gaz européen baissent lundi, ce dernier tombant même sous les 30 euros le mégawattheure pour la première fois depuis plus d’un an, lesté par des négociations du plan sur l’Ukraine. Le TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne du gaz naturel, perdait 1,52%, à 29,74 euros le mégawattheure (MWh) vers 16H50 GMT, peu après être tombé à 29,20 euros le MWh, un plus bas depuis mai 2024.

Du côté du pétrole, le prix du baril de Brent de la mer du Nord prenait 0,51% à 62,88 dollars et son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, gagnait 0,62% à 58,06 dollars.

Le bitcoin cédait quant à lui 0,60% à 87'437 dollars.

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