Les bourses mondiales évoluent dans le vert mardi, à l’exception du Nasdaq emporté par la baisse de Nvidia, une pluie d’indicateurs économiques aux Etats-Unis alimentant les attentes de baisse de taux de la Réserve fédérale américaine (Fed) en décembre.
En Europe, la Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,83%, Francfort a gagné 0,97%, Londres 0,78% et Milan 0,95%.
A Wall Street, vers 17H00 GMT, l’indice élargi S&P 500 prenait 0,26% et le Dow Jones 0,81%. Seul le Nasdaq perdait 0,26%, entrainé par la forte baisse du cours de Nvidia.
Le géant américain des puces électroniques reculait en effet de 4,13% vers 16H45 GMT après avoir dévissé de plus de 6%, miné par des informations de presse sur une possible alliance entre Meta (Facebook, Instagram) et Alphabet, la maison mère de Google, dans laquelle le groupe de Mark Zuckerberg envisagerait d’utiliser les puces de Google pour son activité d’informatique à distance (cloud), plutôt que celles de Nvidia.
Selon le média The Information, les deux entreprises négocient un contrat potentiellement chiffré à plusieurs milliards de dollars, qui pourrait débuter à partir de 2027. Alphabet gagnait 0,47% à Wall Street.
En parallèle, une série d’indicateurs publiée mardi a brossé un paysage inquiétant sur l’état de l’économie américaine, entre prix à la production toujours en hausse et une confiance des consommateurs en chute libre, ces derniers ajustant leurs dépenses en conséquence.
De quoi soutenir «la perspective de nouvelles baisses de taux par la Fed», la Réserve fédérale américaine, ce qui est en revanche bon pour les actions, commente Kathleen Brooks, directrice de la recherche chez XTB.
«Il apparaît probable que la Fed réduise les taux ce qui pourrait ouvrir la voie à une progression des marchés boursiers d’ici la fin de l’année», poursuit-elle.
Les investisseurs s’attendent désormais majoritairement à une baisse d’un quart de point lors de la réunion des 9 et 10 décembre. Ils étaient une minorité la semaine passée.
Volkswagen voit vert
Volkswagen (+1,72% à Francfort) a déclaré mardi pouvoir désormais construire entièrement ses voitures électriques depuis ses sites chinois, une stratégie pour réduire ses coûts et être plus compétitif sur son premier marché en perte de vitesse.
Le groupe a étendu la capacité de son centre de production et d’innovation de Hefei (est de la Chine) et peut maintenant y «développer, tester et fabriquer localement la prochaine génération de véhicules intelligents et connectés», salue le président du directoire Oliver Blume dans un communiqué.
Ainsi, «les coûts d’un nouveau modèle, dans certains projets clés, peuvent être réduits de jusqu’à 50%» par rapport à ceux en Europe, grâce aux fournisseurs locaux et aux infrastructures chinoises, assure le groupe.
L’Ukraine retient l’attention
La situation en Ukraine retient également l’attention des investisseurs. Une pluie de drones et missiles s’est abattue sur Kiev dans la nuit, faisant au moins sept morts, tandis que s’activent mardi en coulisses Ukrainiens, Américains et Européens pour tenter de trouver une issue au conflit après la publication d’un plan américain.
«Les nouvelles concernant une proposition de paix révisée et des négociations en cours, avec l’accord de principe de l’Ukraine, ont déclenché une réaction immédiate sur les marchés de l’énergie», avec des prix en net recul, relève Jorge Leon, de de Rystad Energy.
«Nous ne savons pas si la Russie a accepté cet accord ni s’il débouchera finalement sur un traité de paix, mais cela suggère que le dialogue entre les Etats-Unis et les deux parties pourrait porter ses fruits, même si le processus sera long», relève Kathleen Brooks.
Les investisseurs intègrent «un risque plus faible d’escalade supplémentaire», relève M. Leon, même si «les marchés restent sensibles à chaque annonce.»
Vers 17H00 GMT, le prix du baril de Brent lâchait 1,96% à 62,13 dollars et le WTI américain cédait 2,06% à 57,63 dollars.
Le TTF néerlandais, la référence européenne du gaz naturel, perdait 1,25%, à 29,375 euros le mégawattheure (MWh) peu après être tombé à 28,975 euros le MWh, un plus bas depuis mai 2024.