Les bourses mondiales évoluent en hausse mercredi, tirées par des anticipations de plus en plus fortes de baisse des taux aux Etats-Unis et par les espoirs de résolution de la guerre en Ukraine.
En Europe, la Bourse de Paris a pris 0,88%, Londres 0,85%, Francfort 0,98%, Milan 1,01% et Zurich 0,40%.
A New York, les trois principaux indices évoluaient aussi dans le vert: vers 16H50 GMT, le Nasdaq prenait 1,00%, le S&P 500 et le Dow Jones 0,89%.
«La probabilité d’une baisse des taux en décembre, lors de la prochaine réunion de la Réserve fédérale américaine (Fed), a fortement augmenté», relève Zakaria Darouich, responsable multi-actifs chez CPRAM, interrogé par l’AFP.
Plusieurs indicateurs économiques américains, publiés mardi, ont conforté les investisseurs dans leur hypothèse d’un nouvel assouplissement monétaire lors de la prochaine réunion de la Fed en décembre.
Certains membres de l’institution avaient déjà évoqué cette possibilité les jours précédents.
Les probabilités d’une baisse de taux de 0,25 point de pourcentage atteignent désormais 85%, selon l’outil CME FedWatch, «alors qu’elles étaient encore sous les 20% il y a seulement une semaine», selon Daniela Hathorn, analyste de marché à Capital.com.
Par ailleurs, un article mercredi de Bloomberg selon lequel l’économiste Kevin Hassett pourrait être nommé à la tête de la Fed, en remplacement de Jerome Powell dont le mandat court jusqu’en mai 2026, a «été bien accueilli, car ce dernier est perçu comme favorable à un cycle d’assouplissement monétaire», ajoute Zakaria Darouich.
Reste que «la volatilité et les tendances évoluent rapidement», prévient Grégoire Kounowski, conseiller en investissement de Norman K.
Sur le marché obligataire, le rendement à échéance dix ans des emprunts de l’État américain restait stable à 4,00%, au même niveau que la veille. A échéance deux ans, il atteignait 3,49%, contre 3,46% la veille.
Focus sur l’Ukraine
Autre point d’attention des marchés: l’évolution des discussions autour d’un accord de paix en Ukraine.
Le Kremlin a relevé mercredi certains points «positifs» dans le plan américain pour mettre fin au conflit en Ukraine, après avoir rejeté une contre-proposition européenne, tandis que Kiev et ses alliés continuent de plaider pour une paix «juste et durable».
Ces informations font reculer le prix du gaz européen, qui évolue désormais sous la barre des 30 euros le mégawattheure (MWh).
Vers 14H30 GMT, le TTF néerlandais, la référence européenne du gaz naturel, reculait de 0,63% à 29,20 euros le MWh. Mardi, il était tombé à 28,98 euros, un plus bas depuis mai 2024.
Côté pétrole, le prix du baril de Brent restait stable (-0,05%) à 62,45 dollars et le WTI américain prenait 0,14% à 57,95 dollars.
Le budget britannique bien accueilli
Le gouvernement travailliste du Royaume-Uni a présenté mercredi un budget à haut risque, bien accueilli par les investisseurs.
La ministre des Finances britannique Rachel Reeves a notamment annoncé des hausses d’impôts qui rapporteront 29,8 milliards de livres (34 milliards d’euros) au budget annuel de l’État d’ici à 2030-2031, selon l’Office for Budget Responsibility (OBR).
Ces nouvelles taxes ont rassuré les marchés, qui s’inquiètent de la soutenabilité des finances publiques britanniques.
Vers 16H50 GMT, le taux d’emprunt des bons du Trésor britanniques («gilts») à 10 ans reculait ainsi à 4,41%, contre 4,49% la veille en clôture.
Sur le marché des changes, la livre sterling prenait 0,47% face au billet vert, à 1,3228 dollar pour une livre.
HP va supprimer des postes
Le géant américain de l’informatique HP (-2,84% à 23,62 dollars) a annoncé mardi prévoir la suppression de 4000 à 6000 postes d’ici à fin 2028 dans le cadre d’un plan d’adoption de l’intelligence artificielle (IA).
Cela pourrait représenter jusqu’à un peu plus de 10% des effectifs du groupe de Palo Alto (Californie), qui compte environ 58’000 salariés selon son dernier rapport annuel.