USA: chute inattendue des promesses de ventes de logements

AWP

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L’indicateur de l’Association nationale des agents immobiliers (NAR) s’est replié de 2,2% à 99 points contre 101,2 en novembre. Les analystes espéraient un rebond de 0,7%.

Les promesses de ventes de logements aux États-Unis ont lourdement fléchi en décembre pour le deuxième mois d’affilée, tombant au plus bas depuis cinq ans et donnant un autre signe du ralentissement du marché immobilier américain.

Selon les chiffres de l’Association nationale des agents immobiliers (NAR) publiés mercredi, l’indicateur des promesses de ventes s’est replié, en données corrigées des variations saisonnières, de 2,2% à 99 points contre 101,2 en novembre.

Les analystes espéraient au contraire un rebond de 0,7%.

Sur un an, les promesses de ventes, un baromètre avancé du marché immobilier puisqu’il se base sur les contrats de cession qui se concrétisent en général 45 jours après, sont en baisse de 9,8%. Elles sont en recul sur un an pour le 12e mois d’affilée.

L’économiste de la NAR, Lawrence Yun, cite plusieurs raisons pour expliquer ce repli. «La correction du marché boursier a douché la confiance des consommateurs», a-t-il expliqué. Il a également cité les handicaps des prix record des maisons à vendre et des crédits immobiliers rendus plus chers en octobre et novembre.

Selon lui, le «shutdown» du gouvernement n’a pas pesé de façon évidente sur les contrats de ventes. «75% des agents immobiliers ont dit qu’ils n’avaient pas ressenti d’impacts du fait de la fermeture de l’administration. En revanche, si un autre shutdown intervient, cela conduira à moins de ventes», a-t-il averti. L’administration américaine a partiellement fermé pendant 35 jours à cause d’un bras de fer entre la Maison Blanche et les démocrates au Congrès sur le financement d’un mur anti-immigration à la frontière méridionale.

En dépit de ce ralentissement en décembre, l’économiste se dit confiant sur la santé du marché immobilier, qui devrait progresser en 2019 , selon lui.

«Le potentiel de croissance à long terme est fort. La Fed a annoncé un changement dans le cours de sa politique monétaire. Plutôt que quatre hausses des taux (ndlr: comme cela a été le cas en 2018), il n’y en aura sans doute qu’une ou même pas du tout», a-t-il affirmé.

La Réserve fédérale a en effet laissé entendre qu’elle allait être «patiente» sur les hausses de taux en raison du ralentissement de l’économie mondiale, de la volatilité des marchés et des incertitudes liées notamment aux tensions commerciales.