Les risques s’amenuisent dans l’immobilier

AWP

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L’indice de bulle immobilière compilé par UBS a reculé de 0,02 point au deuxième trimestre. Il se situe toujours en phase de «boom» immobilier.

Les risques de surchauffe dans le secteur immobilier ont poursuivi leur repli en Suisse au deuxième trimestre, selon les calculs de la banque UBS. Une partie de l’Arc lémanique, ainsi que les agglomérations de Zurich, Lucerne, Bâle et Lugano demeurent cependant des régions à risques.

L’indice de bulle immobilière compilé par UBS a reculé de 0,02 point par rapport au trimestre précédent à 0,78 point et se situe ainsi toujours en phase de «boom» immobilier, a annoncé mercredi la banque aux trois clés.

Ce baromètre avait atteint un plus haut sur plusieurs années au second trimestre 2017, où il était monté à 1,29 point, soit en zone de «bulle» spéculative désignant une «survalorisation substantielle et durable» de certains biens immobiliers, selon le groupe bancaire. Depuis cette date, l’indice n’a cessé de se replier.

Entre avril et fin juin 2019, «les prix à l’offre des logements en propriété ont continué à reculer». Selon les calculs de la banque, il fallait pendant la période sous revue 31 loyers annuels pour acquérir un logement comparable.

Comparé aux revenus des ménages, «un logement à l’achat dans le segment de prix moyen ne coûte plus que 6,4 revenus annuels en moyenne», a précisé UBS.

Grâce à des taux d’intérêt toujours très bas, l’octroi des hypothèques a enregistré une légère progression comparé à l’année dernière.

Certaines régions présentent cependant encore des déséquilibres assez forts entre les prix des logements et les revenus disponibles, ainsi qu’au niveau des prix comparés aux loyers pratiqués.

En Suisse romande, UBS a ainsi notamment identifié les agglomérations de Lausanne et de Vevey comme zones «à risques». Au Tessin, Lugano y figure également et en Suisse alémanique la région bâloise, zurichoise et lucernoise.