Generali: le bénéfice net chute de 56,7% au premier semestre

AWP

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Le bénéfice a été amputé par 226 millions de dévaluations nettes sur les investissements du fait de l’évolution des marchés financiers.

L’assureur italien Generali a souligné jeudi sa solidité malgré un bénéfice net semestriel divisé par deux en raison de la pandémie, et expliqué être toujours à la recherche d’acquisitions dans l’assurance et la gestion d’actifs.

Lors d’une conférence téléphonique, son patron Philippe Donnet a indiqué que Generali disposait de 2 à 3 milliards d’euros pour des acquisitions.

«La priorité pour l’assurance reste l’Europe, où nous voulons renforcer nos positions là où nous sommes déjà forts», avec des acquisitions de petite ou moyenne taille, a-t-il expliqué.

Pour la gestion d’actifs, «l’objectif est plus large, nous nous tournons également vers les États-Unis et l’Asie, mais il n’y a rien de concret pour le moment sur la table», a-t-il ajouté.

M. Donnet a estimé que «cette crise pourrait faire émerger de nouvelles opportunités qui ne se seraient jamais présentées sinon. Nous devons être disciplinés mais aussi opportunistes».

Comme pour ses homologues, le premier semestre été compliqué pour l’assureur.

Son bénéfice net a chuté de 56,7% à 774 millions d’euros, un résultat un peu inférieur aux attentes des analystes (824 millions).

Il a été grevé par 226 millions d’euros de dévaluations sur ses investissements du fait de l’évolution négative des marchés financiers et par le versement de 183 millions d’euros après un accord d’arbitrage avec BTG Pactual concernant la vente de la banque suisse BSI. Ont également pesé les 100 millions d’euros que l’assureur a alloués à un «Fonds extraordinaire international» qu’il a lui-même créé pour répondre à la lutte contre la pandémie.

Son résultat opérationnel est lui resté quasi stable (-0,4%), à 2,7 milliards d’euros, un chiffre conforme aux attentes. Il bénéficie de la croissance des segments Dommages et Gestion d’actifs ainsi que de récentes acquisitions, éléments qui compensent la baisse du segment assurances Vie (-15%).

Le ratio économique de solvabilité du troisième assureur européen en terme de capitalisation boursière a légèrement reculé à 194% fin juin en raison de la volatilité des marchés financiers, contre 196% fin mars (mais 224% fin décembre). Un peu en dessous des attentes (197%), il reste «solide», a estimé Generali.

«Generali continue à être résilient d’un point de vue financier et opérationnel et a montré sa capacité à faire front au défi sans précédent représenté par le Covid-19», a commenté M. Donnet.

«Le premier semestre confirme la validité de notre stratégie, la solidité du modèle d’entreprise et l’excellence technique de Generali», a-t-il dit, en soulignant que le groupe avait «su réagir rapidement à la pandémie» en «accélérant l’innovation et la transformation numérique».

Il a confirmé les prévisions pour l’année.

Le bénéfice net sera en baisse en 2020 tandis que grâce à la diversité de son activité, son résultat opérationnel sera résistant, malgré «une probable baisse par rapport à 2019».

L’épidémie aura un «impact négatif sur l’évolution de la récolte (de contrats), en particulier les assurances voyage». Pour compenser la baisse des revenus, l’assureur, qui entend maintenir le versement d’un dividende, continuera à réduire ses coûts.

A la Bourse de Milan, les investisseurs faisaient la moue: vers 08H00 GMT, le titre perdait 3% à 13,09 euros dans un marché en recul de 1%.

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