Barclays subit une chute de ses profits en raison de la pandémie

AWP

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Barclays a été contraint de passer dans ses comptes des provisions pour impayés de 2,3 milliards de livres.

La banque britannique Barclays a subi une chute de 38% de son bénéfice net en 2020, sous l’effet du choc économique de la pandémie qui augmente le risque de crédits impayés.

Le profit net est tombé à 1,5 milliard de livres (1,9 milliard de francs), selon un communiqué publié jeudi du groupe, dont les activités dans la banque d’investissement ont bien mieux résisté que celles dans la banque de détail.

Barclays a été contraint de passer dans ses comptes des provisions pour impayés de 2,3 milliards de livres.

Au total, l’impact économique de la crise sanitaire lui a coûté 4,8 milliards de livres de charge sur l’année.

Comme les autres banques, Barclays doit mettre de l’argent de côté face au risque de voir ses clients, particuliers et entreprises, ne pas être en mesure de rembourser leurs crédits en raison de la chute de l’activité économique pendant une grande partie de 2020.

La banque est toutefois restée dans le vert chaque trimestre de l’année écoulée. Elle avait même enregistré un rebond de son bénéfice net au troisième trimestre après un trou d’air au deuxième pendant le confinement.

En revanche, le retour des mesures de restrictions en fin d’année a pesé sur le bénéfice net qui a atteint 220 millions de livres au quatrième trimestre.

La banque estime que les perspectives restent incertaines et vont dépendre de l’évolution de la pandémie, mais elle s’attend néanmoins à des charges pour impayés bien inférieures en 2021.

«2020 a démontré la valeur de notre modèle de banque diversifiée, avec des résultats qui ont résisté dans une période macroéconomique difficile, grâce à notre performance dans notre banque d’investissement», souligne le directeur général, Jes Staley.

La banque d’investissement a vu ses revenus progresser de 22% en 2020, à la faveur d’une grande volatilité sur les marchés, qui a gonflé les volumes d’échanges.

En revanche, la banque de détail au Royaume-Uni a souffert avec un revenu en baisse de 14% du fait des conditions économiques difficiles et de la faiblesse des taux d’intérêt.

Enfin, le groupe a décidé de récompenser à nouveaux ses actionnaires sous forme de dividende et de rachats d’actions, après une période où il avait dû suspendre les versements, comme ses concurrents, sur demande des régulateurs.

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